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Le mot sticker représente à la fois l'autocollant en lui-même et le fait de coller l'autocollant. Le support est constitué de papier ou de vinyle. Le message véhiculé est en général imprimé ou sérigraphié mais peut être également dessiné à la main pour les productions à petite échelle. La partie adhésive est normalement couverte par une protection (le transfert) tant que l'autocollant n'a pas été apposé. Certains autocollants n'utilisent pas de colle, mais sont conçus pour tenir sur des surfaces très lisses (verre, céramique) par effet électrostatique. Dans ce cas ils peuvent être retirés ou repositionnés sans altérer la surface qui les porte. Typologie Trois grands types de stickers existent : les autocollants publicitaires : ils servent à faire apparaître des marques, des logos, des slogans publicitaires ou politiques. La plupart sont produits en masse par les annonceurs et les partis politiques, mais certains sont produits en petites séries comme les stickers de groupes de musique pour véhiculer leur nom ; les stickers politiques ou militants qui revendiquent une position ou un message. Ils représentent une contre-culture et ont tendance à être collés sur les « publicités » même qu'ils dénoncent. Ils se présentent ainsi comme une façon de se réapproprier l'espace en général et l'espace publicitaire en particulier ; les stickers artistiques : il s'agit souvent, à partir d'un autocollant vierge, de faire une petite ?uvre d'art, allant du tag au dessin. Histoire Le principe de l'autocollant apparaît peu de temps après la mise au point d'adhésifs efficaces et bon marché, vers la fin des années 1960. Il prend rapidement la place des décalcomanies, et devient très utilisé dans les années 1970 à 1990 en tant qu'objet publicitaire. Le nombre et la variété des autocollants publicitaires produits à ce titre en ont fait un objet de collection facile d'accès (car peu cher) et très répandu. En 1979, la loi du 29 décembre interdit l'apposition d'autocollants hors des espaces autorisés ; en parallèle, le second choc pétrolier et la conjecture économique qui s'ensuit fait préférer d'autres supports de commnunication aux annonceurs. L'autocollant reste toutefois un support pour des campagnes publicitaires ponctuelles. Pour dégager leur responsabilité en cas d'affichage sauvage, les annonceurs ajoutent la plupart du temps sur les autocollants édités la mention « à coller uniquement sur les endroits autorisés, conformément à la loi du 29 décembre 1979 ». Les stickers militants et artistiques (les objets et la pratique) deviennent à partir des années 1980 un moyen de communication alternatif, et un phénomène en expansion depuis les années 1990 : le relatif bas prix de production et la facilité des autocollants à être collés n'importe où sont deux explications de cette pratique souvent qualifiée de sauvage. Architecture d'intérieur Plan d?un hôtel particulier, 1827. L?architecture d?intérieur procède des arts décoratifs comme de l'architecture. Elle conçoit l'architecture à l'échelle intime de la vie quotidienne et l?inscrit dans les comportements domestiques, professionnels, culturels des hommes. Elle mène l'architecture à son terme, dans le détail rationnel et poétique, en jouant avec les espaces, la lumière, la couleur, le mobilier, les équipements, les objets et l?individualité de l?occupant, afin de créer des lieux non seulement opérationnels et confortables, mais reflètent la personnalité du commanditaire. Située dans cette perspective très spécifique, la pratique professionnelle est néanmoins structurée comme celle de l'architecture : le processus de conception et de réalisation des projets suit le même trajet.Sommaire [masquer] 1 Le public et le privé 2 La Chambre - du public au privé 3 La cuisine - du domestique au public 4 Professions 5 Voir aussi 5.1 Liens externes 5.2 Bibliographie Le public et le privé Pour la grande majorité des habitants du continent européen, le concept de vie privée n'existe pas jusqu'au XVIIe siècle : on habite, on travaille parfois et l'on dort dans la même pièce que les autres membres de la maisonnée. Maîtres et serviteurs partagent la même chambre, la salle commune - le bois est rare et cher et se chauffer un luxe que l'on partage. Dans l'architecture palatine, le concept du passage de la sphère publique à la sphère privée se dessine peu à peu. Des salons de réception - publics - ont pour objet de montrer aux visiteurs la richesse et la puissance du propriétaire. Une ou plusieurs antichambres ont pour objet de filtrer les « clients » et autres quémandeurs. plan de l'hôtel d'Espinchal par Claude Nicolas Ledoux. Sur le plan de l'hôtel d'Espinchal par Claude Nicolas Ledoux, ci-dessus, on remarque sur la gauche l'enfilade Salon (public), second antichambre (semi-public) et antichambre (plus privé). Les appartements privés déroulent l'enfilade classique : chambre à coucher (où l'on peut recevoir ses intimes) avec le garderobe adjacent, cabinet (réservé au calme et au travail) et boudoir (totalement privé - notons la proximité avec les lieux à l'anglaise). L'escalier, souvent morceau de bravoure architectural et pièce centrale sinon principale des palais, est ici relégué au rôle utilitaire de jonction avec l'étage supérieur privé et n'est accessible depuis les pièces de réception que par un passage discret presque dérobé. Avec l'élévation du niveau de vie consécutif à la révolution industrielle, ce modèle nobiliaire séparant vie publique (réception) et privée (habitation) va être copié par la bourgeoisie puis la petite bourgeoisie pour devenir un standard. La Chambre - du public au privé La chambre d'apparat contient le lit qui, à une époque ou le mobilier est rare et consiste en quelques tabourets, quelques coffres, est le meuble le plus riche et le plus orné. C'est là qu'on reçoit ses hôtes. « Chambre » ne deviendra le synonyme de « chambre à coucher » que plus tard, vers la fin du XVIIIe siècle, à cause, précisément, de la présence de ce lit d'apparat alors qu'elle n'est qu'un dérivé du latin camera qui signifie « pièce. » Lorsque le rang le permet, elle est précédée d'une salle d'audience pour recevoir les personnes de rang moindre. La « chambre » étant réservée alors aux personnes que l'on veut honorer, aux pairs, aux intimes. Symbole de ce changement de statut, le XVIIIe siècle crée l'alcove (et ne cesse d'en parler dans la littérature libertine du temps). Le lit doit désormais se cacher et la chambre est un endroit où règne l'intimité. L'enfilade antichambres / chambre peut être prolongée par les appartements (ce lieu où l'on se tient « à part »), ces pièces où se forme le sentiment de l'intimité et du privé. Ceux-ci, typiquement, sont constitué d'un boudoir (si ce sont les appartements de madame) ou d'une étude, d'un garderobe où l'on s'habille, de lieux d'aisance où l'on se soulage et se lave. La salle de bains n'apparait que plus tard, au XIXe siècle, avec le progrès industriel qui permet de produire canalisations et chauffe-eaux. La cuisine - du domestique au public Cuisine au temps de la Renaissance en Allemagne. L'évolution de la place de la cuisine dans l'architecture intérieure aide à comprendre les enjeux auxquelles celle-ci doit faire face : reflet sociologique des usages du temps, soumis aux contraintes techniques. Les exemples qui nous restent du Moyen-Âge de cuisine témoignent de la peur des incendies : ce foyer qui chauffe et nourrit est aussi source d'un feu destructeur aussi les cuisines sont séparées du corps de bâtiment principal et, comme le donjon défensif, sont en dur quand la plupart des maisons, hangars et autres bâtiments utilitaires sont en bois. Si elles intègrent l'architecture intérieure des palais et châteaux, elles sont rarement mentionnées et décrites en tant que telles sur les plans par les architectes : elles sont de l'ordre du « commun » et ne valent pas la peine d'être mentionnées. Sur le plan de l'hôtel d'Espinchal illustré ci-dessus, les cuisines sont sans doute situées en sous-sol et les domestiques montent les plats aux maitres de maison qui déjeunent selon toute probabilité dans l'antichambre (lorsqu'il s'agit de repas privés) ou dans le salon (pour des réceptions plus publiques). La salle à manger est encore « flottante » et les repas souvent servis sur des tables à tréteaux facilement démontables. En tous les cas de figure, elle n'est pas indiquée sur le plan de cet hôtel particulier. Maison ouvrière, 1951. La cuisine est adjacente à l'entrée. Avec l'émergence de la bourgeoisie, au XIXe siècle, la cuisine apparait sur les plans des maisons d'habitation. Mais dans l'articulation public/privé évoquée ci-dessus, elle fait partie de la sphère privée (on ne la montre pas) et quand le niveau de vie des propriétaires le permet, elle fait encore partie de la zone de la maison ou de l'appartement réservée aux domestiques. Cuisine moderne intégrée au salon. C'est à partir de 1945, sous l'influence de l'American way of life, avec l'émergence de la femme active (la « bourgeoise » cesse d'être une femme dite « au foyer »), que la cuisine change. Les appareils électroménagers facilitent la vie de la ménagère. L'homme participe de plus en plus aux tâches de la vie de famille. La cuisine qui était jusqu'alors rejetée dans un no man's land a droit de cité et rentre dans la sphère du public et du montrable. Elle s'intègre dans l'espace public par excellence qu'est le salon et la salle à manger qui sont désormais scindés en un tout avec les cuisines dites « à l'américaine » qui donne sur la salle de séjour. Professions Pour concevoir et aménager le second ?uvre, l?architecte peut faire intervenir d'autres professionnels. L'ingénieur réalise les études thermiques, phoniques ou des lots techniques, L'architecte d'intérieur (métier situé entre l'architecture et la décoration) se charge de la volumétrie, la réinterprétation/réhabilitation, la colorimétrie, le mobilier intégré, le travail de la lumière... une démarche globale. Le décorateur conçoit le mobilier, les éclairages, les textiles, la mise en couleur provenant de l'éditeur de produits. Un agenceur peut s'occuper de l'organisation de l'espace et la conception de mobilier sur mesure. Il a un rôle de conseil et de coordinateur. Le designer conçoit les objets décoratifs, le mobilier : de la reformulation de fonction au travers de technique. Le coloriste élabore une cohérence entre l'environnement du bâtiment et son intérieur, les usages et les usagers. Il réalise des concepts de coloration issus d'études chromatiques du lieu d'implantation. Il travaille en étroite collaboration avec l'architecte afin d'être en accord avec son écriture architecturale. Le designer coloriste utilise la couleur comme un matériau de construction de l'espace. Il se distingue du décorateur par son travail presque archéologique du site et sa composition conceptuelle de la couleur. Souvent des glissements s'opèrent entre ses différents métiers. Cela dépend des savoir faire et compétences des acteurs. Tous ces métiers peuvent cohabiter dans une même agence, sans qu'il y ai de conflits. On peut dire qu'il y a complémentarité entre eux. Voir aussi Contre-culture Publicité Médias Trompe-l'?il Pere Borrell del Caso, huile sur toile, Madrid (1874) Peinture trompe-l??il de Edward Collier Une des premières entreprises de la peinture n?a-t-elle pas été de figurer d?abord sur des murs, puis des toiles, des images de notre environnement ? Cette figuration a mené à des lois de perspective et développé une technicité picturale qui reste une des grandes directions de l?art. Jeu de séduction et de confusion du spectateur, le trompe-l??il a porté très évidemment son choix plus volontiers vers des sujets inanimés ou statiques. Le domaine du trompe-l??il ne se limite pas qu?au tableau ; lorsqu?il en dépasse le cadre, il envahit le mur tout entier et devient peinture murale. L?architecture y est alors figurée selon les lois de la perspective pour le spectateur ; elle peut aussi, dans une illusion saisissante, être un vrai trompe-l??il architectural. Malgré tout ne confondons pas tromperie efficace et représentation picturale très réaliste : Un objet qui sort du cadre et peint sur le bord du tableau est souvent un trompe-l??il destiné à montrer que le reste du tableau n?en est pas un (Voir les écrits de Daniel Arasse : Le Détail, pour une histoire rapprochée de la peinture), une vue en perspective dans un cadre est une représentation, une perspective peinte dans le décor même pour en prolonger la réalité, un trompe-l??il, comme les moulures et fenêtres décorant les façades italiennes de la Ligurie.Sommaire [masquer] 1 Le tableau en trompe-l??il 1.1 Illusion de la perception 1.2 Décoration en trompe-l??il 2 L?Illusion architectonique 2.1 Peinture architectonique 2.2 L?anamorphose 3 Le trompe-l??il architectural 4 Les facettes du trompe-l??il 5 Bibliographie 6 Voir aussi 7 Liens externes Le tableau en trompe-l??il Illusion de la perception Nature morte aux poissons peinte par Cornelis Norbertus Gysbrechts La technique du peintre se mesure à une représentation convaincante et troublante de réalité. Et pour ajouter au rendu pictural, le peintre de trompe-l??il règle la position du tableau : la hauteur d?accrochage du tableau sur le mur est ajustée en fonction du regard du spectateur. La distance au tableau est elle aussi essentielle, la construction perspective du tableau en dépend. Le jeu de l?ombre et de la lumière confirmera la justesse des couleurs, rendant pertinente la représentation d?objets. Leur présence est si trompeuse qu?ils semblent appartenir à l?espace réel du spectateur. Vrais objets ? Cette vérité du trompe-l??il, patiemment et habilement fabriquée est un art du faux, faux semblant, ruse de la couleur et du dessin exact. L?ombre est reine qui modèle les volumes et les reliefs et répond à sa complice la lumière. La curiosité du spectateur est piquée à ce pari du trompe-l??il dont on sort conquis, mais pas dupe. Ce clin d??il avec le « voyeur » du tableau en donne bien la limite. Le clin d??il et l?humour qui accompagnent bien souvent le trompe-l??il en sont l?élégance. La distance a fondé le point de vue, l?approche du tableau révélera le stratagème : il ne s?agit que de peinture mais l?art a joué son rôle. Décoration en trompe-l??il Le trompe-l??il a excellé dans les natures mortes, les chantournés, les grisailles de bas-reliefs, les étagères, les faux cadres, les faux objets, les dessus de porte, devants de cheminées, devants de feu. En décoration, le trompe-l??il s?attache à imiter les matières, bois, marbre, appareillage de pierre se fondant avec l?architecture. Dos d?une peinture de Cornelis Norbertus Gysbrechts. Ce faux tableau de Dominique Antony est peint en trompe-l??il directement sur un mur. Fausses pierres taillées en diamant au Palazzo Ducale à Gênes. Fausse fenêtre à barreaux, Gênes. Mélange de trompe-l??il et vraie ronde-bosse. Trompe l??il d?Andrea Pozzo (église des Jésuites, Vienne Trompe-l??il sur un mur de Paris (Rue Emile Lepeu) L?Illusion architectonique Peinture architectonique La peinture est la grande alliée de l?architecture. La perspective n?est-elle pas le premier outil de la peinture pour rendre compte de l?espace sur la planéité de son support ? La couleur, quant à elle, inventera la lumière et l?ombre dans cet espace figuré. La Cité idéale, d'abord attribuée à Piero della Francesca puis à Luciano Laurana et maintenant à Francesco di Giorgio Martini Quadratura au Sanctuaire de Vicoforte L?illusion d?espaces figurés prolongeant l?espace réel du spectateur a été au c?ur des démarches de Piero della Francesca (XVe siècle), maître dans l?art de la perspective (De prospectiva Pingendi, son traité sur la perspective en peinture), mais qui ne cède jamais aux effets du trompe-l??il. Peint à même le support mural de l?architecture qu?il sert et prolonge, le trompe-l??il est construit et s?appuie sur les lois de la perception. Le peintre construit l?illusion d?un monde en trois dimensions sur une surface plane. Cette construction picturale est basée sur une vision monoscopique fondée sur un point de vue unique du spectateur. La perspective choisie est fonction de ce point de vision précis, mais la perspective des fuite des lignes de la peinture se déformera si le spectateur quitte ce point de vue privilégié. Plus tard, au XVIIIe siècle, Giambattista Tiepolo secondé par le quadraturiste Gerolamo Mingozzi Colonna, peint les extraordinaires fresques du Palais Labia à Venise. À Würzburg, en Allemagne, il décore de fresques la grande salle à manger de la résidence du prince-évêque Karl Philipp von Greiffenklau, puis du monumental escalier. Tiepolo a joué subtilement dans ses peintures murales avec des couleurs d?une légèreté aérienne, de points de fuite multiples et successifs, trichant ainsi avec les lois même de la perspective unique. Point de fuite simple ou multiple, l?artiste construit une véritable scénographie qui conduit et perd le regard, art savant qui donne à voir et à croire. La couleur aussi dans son traitement pictural est sujette à une perspective aérienne (ou atmosphérique) qui tient compte de la proximité ou de l?éloignement (lointains bleutés). La netteté des plans rapprochés, le flou des lointains, la diminution des contrastes avec l?éloignement contribuent à rendre sensible une profondeur figurée sur une surface plane. « L?air joue un si grand rôle dans la théorie de la couleur que, si un paysagiste peignait les feuilles des arbres telles qu?il les voit, il obtiendrait un ton faux ; attendu qu?il y a un espace d?air bien moindre entre le spectateur et le tableau qu?entre le spectateur et la nature. Les mensonges sont continuellement nécessaires, même pour arriver au trompe-l??il. » ? Charles Baudelaire, De la Couleur, Salon de 1846. L?anamorphose Peinture murale. Mur peint avec anamorphose de Dominique Antony Trompe-l??il architectural, fausse façade en anamorphose de Dominique Antony L?anamorphose (nous ne mentionnerons pas ici des anamorphoses à systèmes où des miroirs, cylindriques ou conique révèlent une image) est une perspective outrée où le regard ne se porte plus perpendiculairement à la surface peinte (le mur ou le tableau vu en face de soi) mais où l??il regarde le mur en biais : l?illusion du relief en sortira. L?anamorphose sait restituer à l?architecture son volume. L?anamorphose soudain nous regarde et nous renvoie à notre regard, questionné par l?image inattendue qui apparaît là ou seule l?architecture propose sa réalité. Andrea Pozzo (1642-1709), peintre et architecte rentré dans l?ordre des Jésuites est l?auteur des fresques du Gesù et de Saint-Ignace à Rome. Il publiera ses théories dans un ouvrage : Perspectiva pictorum et architectorum. Le trompe-l??il architectural La galerie construite par Francesco Borromini, Palazzo Spada à Rome Coupe de la galerie construite par Francesco Borromini, Palazzo Spada à Rome Plan de la galerie construite par Francesco Borromini, Palazzo Spada à Rome Cette longue galerie de colonnes du Palazzo Spada construite par Francesco Borromini est en fait un trompe-l??il architectural. La galerie qui paraît profonde (apparence de 35 mètres) est de modeste dimension : elle mesure 8,82 mètres et en fond, la statue ne fait que 50 centimètres ! Borromini a conçu une architecture théâtrale en raccourci, dite aussi perspective accélérée qui donne une illusion de distance et de profondeur très convaincante. Les facettes du trompe-l??il Fresque murale en trompe-l??il à Schwetzingen, Allemagne (la vue à travers le mur au fond) Image en trompe-l??il sur un mur de Narbonne, France Illusion, imitation, représentation, la réalité de notre environnement proche ou plus lointain est ici célébrée, petits objets du quotidiens accrochés au mur ou disposés sur une étagère, architecture de colonnes, peintes ou construites, murs peints dans la ville, le trompe l??il se joue souvent avec humour de notre fascination en utilisant avec a priori les lois de la perspective et de la perception. Le trompe-l??il, qu?il soit contemporain ou d?époques plus anciennes, propose une illusion de la réalité faite pour surprendre, intriguer et ravir le spectateur. Bibliographie Cadiou trompe-l??il, Seth Eastman Moebs édit (1983) La peinture en trompe-l??il, Henri Cadiou et Pierre Gilou, édit. Dessain & Tolra (1989) Illusion in art, M.L. d?Otrange Mastai, Abaris Books, New York Images of deception, Célestine Dars, Phaidon L??il ébloui, Georges Perec et Cuchi White Le XIXe siècle des panoramas, Bernard Comment, Adam Biro Le Détail, pour une histoire rapprochée de la peinture, Daniel Arasse Voir aussi Mouvement Trompe-l'?il/Réalité Henri Cadiou Illusion d'optique Perspective Anamorphose Fresque Peinture murale Lüftlmalerei Tiepolo Vanité Marqueterie Chantourné Diorama Panorama Hyperréalisme Photoréalisme Armand Langlois Raphaelle Peale Piero della Francesca Andrea Mantegna Francesco Borromini Andrea Palladio Andrea Pozzo Mengozzi-Colonna Cornelis Norbertus Gysbrechts Art déco Flèche du Chrysler Building, New York. De 1920 à 1939, et en réaction à l'Art nouveau d'avant la Première Guerre mondiale, l'Art déco fut un mouvement artistique extrêmement influent surtout dans l'architecture et le design, mais concerna en fait plus ou moins toutes les formes d'arts plastiques. Le style Art déco tire son nom de l'Exposition internationale des Arts Décoratifs et industriels modernes qui se tint à Paris en 1925.Sommaire [masquer] 1 Contexte 1.1 Les années folles 1.2 Le contexte artistique 1.3 L?architecture fonctionnelle 2 Caractéristiques 2.1 Le style Art déco ou style 1925 - 1939 2.2 Style Art déco, tendance traditionaliste 2.2.1 Luxe et perfection 2.2.1.1 Formes 2.3 Deux écoles « révolutionnaires » 2.3.1 Le Bauhaus 2.3.2 Le VKhUTEMAS 2.4 Décoration et textile 3 Matériaux et techniques 4 Principaux créateurs 5 Esprit et variété des meubles 6 Galerie d'images 7 Voir aussi 7.1 Monuments art déco 7.2 Articles connexes 7.3 Bibliographie 8 Notes et références de l'article Contexte Les années folles 1918 : fin de la Première Guerre mondiale, un monde était mort, une société très différente surgissait des décombres. Plus concrètement, les villes détruites avaient besoin d'être reconstruites. La ville de Reims par exemple, détruite à 80 % pendant la guerre, à été reconstruite en grande partie dans un style architectural Art Déco. La société sort de quatre ans de cauchemars qu'elle entend rapidement oublier ; elle a subi des changements radicaux : l?ordre bourgeois établi bascule, des fortunes colossales se sont établies pendant la guerre. Les découvertes L?aviation intercontinentale avec Charles Lindbergh et Jean Mermoz, l?automobile, le téléphone, la théorie de la relativité Albert Einstein, etc. Littérature Jean Cocteau, André Breton et le surréalisme. Psychanalyse Freud, qui découvre l'hystérie, auprès du Docteur Charcot (neurologue français), et jette les bases de la psychanalyse. Le contexte artistique Plusieurs événements artistiques ont provoqué des changements majeurs dans les arts décoratifs et particulièrement le mobilier. Les ballets russes de Serge Diaghilev Mêlant danse, musique, et peinture, inspirés des Mille et Une Nuits, ils sont une invitation au luxe et à l'exotisme; les costumes sont créés par Lev Bakst, le rideau de scène et les décors par Picasso, Derain, Delaunay et bien d'autres. D?où la mode des éventails, des plumes, des jets d?eau, des couleurs vives. Les couleurs insolites vont s?imposer dans le décor du mobilier : on verra des boudoirs aux murs orangés, des salons tendus de noir. Le cubisme Le mouvement cubiste se constitue autour de Braque et de Pablo Picasso. Il applique la théorie de Paul Cézanne pour qui «la nature peut se traiter par le cylindre, la sphère, le cône». Picasso ira encore plus loin en reproduisant toutes les faces de l?objet sur un même plan. Ex : Les Demoiselles d'Avignon. Le fauvisme Les couleurs audacieuses l?emportent sur la forme et ne jouent plus un rôle descriptif : les artistes comme Matisse, Derain ou Vlaminck reviennent aux tons purs et à des couleurs primaires. L?architecture fonctionnelle La tour de brassage du Musée français de la brasserie de Saint-Nicolas-de-Port, est un bel exemple de l?architecture industrielle Art déco. Le béton armé devient d?utilisation courante; il se prête à toutes les formes. Les architectes s?insurgent contre l?éclectisme caractéristique de l'art du Second Empire et de la IIIe République. Ils revendiquent la simplicité, la géométrie et la cohérence structurelle : la forme doit exprimer la fonction du bâtiment, sans ornements superflus; l?architecte Adolf Loos écrira « Ornement et crime ». À Lyon, Tony Garnier construit le stade Gerland, la grande halle, mais aussi l?hôpital Édouard-Herriot et le quartier des États-Unis. En 1919, Walter Gropius crée une école appelée le Bauhaus, école d'art pluridisciplinaire ayant pour slogan "Art et technique : une nouvelle unité"; cette école fait partie des avants-gardes artistiques des années 20 avec entre autres le groupe hollandais De Stijl qui influença par la suite le Bauhaus dès l'arrivée à la direction de Theo van Doesburg. Charles-Édouard Jeanneret, dit Le Corbusier ira encore plus loin avec le pavillon de l?Esprit Nouveau, lors de l?exposition de 1925. Mais on le cache derrière des palissades. Il deviendra néanmoins une construction phare du mouvement moderne. Le Corbusier sera par la suite le grand théoricien de cette architecture fonctionnelle. Plus tard, il organisera le CIAM (Congrès International de l'Architecture Moderne), et en ressortira la Charte d'Athènes. Caractéristiques Autant les formes de l'Art nouveau étaient ondulantes, très détaillées et prenaient exemple sur la nature, autant l'Art déco s'est tourné vers des formes épurées et essentiellement géométriques. La courbe, encore très présente aux débuts de ce mouvement, tend à disparaitre progressivement au profit de l'angle droit, notamment avec le courant De Stijl. Ce fut une véritable mais brève explosion artistique concernant de nombreuses disciplines : architecture : Chrysler Building (New York). Tony Garnier, Auguste Bluysen, Charles-Édouard Jeanneret (Le Corbusier) et son frère, Robert Mallet-Stevens. design : aménagement intérieur de l'Aubette (Strasbourg). Ludwig Mies van der Rohe. Amédée Ozenfant. cinéma : L'Inhumaine de Marcel L'Herbier avec des décors de Robert Mallet-Stevens. peinture : Tamara de Lempicka. Une figure emblématique de la période Art déco est la garçonne : on assiste en effet à l'émancipation de la femme qui occupe une place au moins égale à celle de l'homme, dans les années 1920. Le mot vient du roman du même nom écrit par Victor Margueritte. Les plus belles représentations de la garçonne sont Suzanne Lenglen (tennis), Louise Brooks (cinéma), Tamara de Lempicka (peinture) ou encore Joséphine Baker (danseuse noire)? Après une période faste durant les années 1920, le courant s'essouffle peu à peu vers la fin des années 1930, progressivement remplacé par l'influence grandissante du Bauhaus et plus généralement du Style international qui accompliront le rêve des artistes de l?Art déco : la production en série, qui annonce déjà la société de consommation que nous connaissons, le beau à moindre prix. Art déco designer Maurice Ascalon 1939-1950. L'un des thèmes en architecture était d'utiliser les formes des objets quotidiennement utilisés par le propriétaire du bâtiment afin d'expliquer la fonction de ce dernier, mais le concept fut étendu. Ainsi, le toit du Chrysler Building évoque les pare-chocs des voitures de la marque. Ce concept atteint son paroxysme avec le style California Crazy où l'objet surdimensionné est un élément ou le bâtiment entier. Le style Art déco ou style 1925 - 1939 Le mot "Art déco" est né dans les années 1960, période pop-art, pour désigner le style qui triomphe à l?Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes qui a lieu à Paris en 1925. Un mouvement de réaction contre l?Art nouveau était déjà apparu dès 1910 en France, et encore plus tôt à l?étranger comme en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche, ... : on qualifie alors les formes Art nouveau de "molles" ou encore de "style nouille". On s?oriente dès lors vers des lignes simples, des formes droites, inspirées par la peinture cubiste et l?architecture aux structures orthogonales de béton armé. Deux tendances très différentes coexistent : La tendance traditionnelle : c?est le style "ART DECO" qui s'adresse à une élite fortunée. La tendance moderne, fonctionnelle : c?est le début du design, qui recherche une production industrielle, pour une clientèle de masse. Style Art déco, tendance traditionaliste Luxe et perfection Le mobilier Art déco est l??uvre d?artistes décorateurs destinée à une clientèle aisée, ayant soif de nouveauté, mais qui demeure relativement conformiste. Il s'agit de meubles réalisés par des ébénistes qui cherchent le luxe et la perfection. Les meubles sont donc des pièces uniques. Formes Les formes restent classiques, avec parfois des rappels des styles antérieurs : Louis XVI, Directoire, Louis-Philippe. Mais l?art cubiste va pousser à une simplification des formes. Les volumes sont parallélépipédiques, aux angles vifs, ou arrondis, ou à pans coupés. Le cercle et l?octogone sont également appréciés. Les meubles sont souvent supportés par des socles. Les moulures sont rares. Deux écoles « révolutionnaires » Le Bauhaus En 1919 ouvrit en Allemagne un centre de formation esthétique connu sous le nom de Bauhaus. Sous la direction de Walter Gropius, il devint l'un des plus influents de ce siècle, et fut actif jusqu'en 1933. Son seul but était de former des artistes à travailler pour l'industrie, et même si l'on a parfois exagéré son influence, le Bauhaus imprima sa marque sur le design du XXe siècle. À partir de matériaux industriels modernes réduits à leur forme la plus élémentaire et dénués de tout ornement, les créateurs du Bauhaus tentaient de créer des produits débarrassés de toutes références historiques. Cet objectif n'était pas toujours atteint. La célèbre chaise Wassily de Marcel Breuer présente nombre des caractéristiques associées "au style Bauhaus" : en acier tubulaire, de forme géométrique dépouillée, elle doit sa construction au talent de l'artisan et de la machine. Le plus grand succès du Bauhaus fut ses méthodes d'enseignement, qui furent copiées dans le monde entier. Gropius attira des artistes célèbres, comme Wassily Kandinsky, Josef Albers et Paul Klee, et des architectes reconnus comme Marcel Breuer Le VKhUTEMAS École de design d'avant-garde qui ouvrit à Moscou en 1920. Son nom était le sigle des ateliers techniques d'état comme le Bauhaus, le but de l'école était de former des artistes à l'industrie. Elle partageait les caractéristiques de l'école allemande, Wassily Kandinsky et El Lissitzky participaient aux deux organisations. Alexandre Rodtchenko, dessina des meubles pour le cercle des travailleurs à l'exposition de Paris de 1925. Cependant aucun des prototypes de meubles créés par cette école, ne devint une réalité industrielle. Décoration et textile Si la ligne est épurée, le mobilier affiche une décoration soignée et souvent luxueuse. La sculpture est très méplate. Elle utilise un répertoire géométrique, floral ou animal, très stylisé, géométrisé. La rose est très présente en bouquet, en corbeille, en guirlande. Pour le traitement des surfaces, on utilise la dorure, la laque ou encore la marqueterie : incrustation de filets, de plaquettes en ivoire (influence de l'art nègre), de nacre ou de métal (argent, cuivre, laiton, aluminium). La coloration de certains bois tel l?érable, teinté en rouge, bleu, vert ou gris (goût de la polychromie né des ballets russes). Les figures sont stylisées, les motifs régulièrement répétés. Le tissu sature souvent les intérieurs de rythmes saccadés et vifs qui rappellent ceux de la musique légère de l?époque. Tous les motifs et influences déjà cités se répètent avec une constance qui contribue, certes, à l?unité du style, mais finit aussi par rendre les intérieurs étouffants. Le Corbusier et les modernistes prêchent quant à eux, "la loi du Ripolin" : le retour au simple mur blanc, qui s?imposera progressivement. Matériaux et techniques Les bâtis sont le plus souvent en chêne. Les structures moulurées ou plaquées utilisent l?acajou, le palissandre, le thuya, l?amarante, le citronnier? Contrastes de bois clairs (citronnier) et de bois foncés (amarante), de couleurs et de matières. Principaux créateurs Jean Dunand, dinandier d'exception tout autant que maître de l'art du laque, crée des vases de toutes formes, des panneaux décoratifs, des paravents, des meubles, des bijoux, des accessoires de mode. L?homme de l?époque, c?est Jacques-Émile Ruhlmann. Il travaille sur commande, pour une élite fortunée. Il s?inspire du passé mais étire les lignes, fusèle les formes et crée des décors savants. Il utilise des bois rares et dessine avec une précision inouïe chaque détail pour que l?exécution (par les artisans) soit parfaite. Pierre Legrain, Pierre Chareau, également marqués par l?influence de l?art nègre et du cubisme, créent des meubles aux lignes strictes. Néanmoins ces meubles ne sont pas pour une fabrication en série, mais pour une clientèle d?exception. Le luxe des matériaux contredit la sobriété des lignes. Esprit et variété des meubles Les sièges sont souvent d?inspiration Directoire ou Restauration. Un souci de confort est à remarquer dans les fauteuils, inspirés du fauteuil club, aux formes profondes. Le bois est peu apparent et souvent dissimulé par un revêtement en cuir ou en textile. Le cosy-corner, création de l?époque, fait fureur. C?est un divan d?angle, encastré dans une boiserie avec diverses étagères. Les commodes et meubles d?appui ont une façade très souvent galbée, voire ventrue. Les tables sont rondes, ovales ou rectangulaires avec les angles cassés. Les coiffeuses et bureaux de dames sont particulièrement raffinés. Dernier témoin d?une longue tradition française, il sombrera dès 1939 avec Hitler et le nazisme. Pendant que les traditionalistes de l?Art déco font recette auprès de la bourgeoisie et des artistes en vogue, quelques ateliers méconnus, tenus à l?écart, s?intéressent à la production en série de meubles bon marché : les fonctionnalistes, prophètes du "style contemporain", jetteront les bases du design en s'éloignant de l'esthétique artisanale pour se laisser gagner par l'esthétique industrielle. Dès 1917, un groupe de peintres, d'architectes, de designers et de philosophes hollandais créèrent un collectif baptisé De Stijl, le style. S'éloignant des formes naturelles de l'architecture et du design, le groupe De Stijl tenta de créer un langage visuel capable d'exprimer une nouvelle esthétique industrielle en utilisant une palette réduite et en se limitant à des droites. Galerie d'images Entrée de la plage publique d'Aix-les-Bains Chrysler Building, dans Manhattan Cinéma Eden de Saint Jean d'Angély (Charente Maritime, France), par André Guillon (1931) Fauteuil club rond Statue du Christ Rédempteur, plus grande ?uvre d'art de style art déco au monde, 1922-1931 Voir aussi Portail de l?ameublement Monuments art déco Gare de Cherbourg-Transatlantique Articles connexes Alexandre Léonard Maurice Ascalon Vadim Meller Alexandra Ekster Christian Fjerdingstad Périodes de l'architecture Rockefeller Center : complexe architectural Art Déco à New York Tamara de Lempicka Musée Alice et David van Buuren : Ancienne maison des époux Van Buuren à Bruxelles Reverso Édifice Price Association des villes Art Déco Streamline Revival égyptien Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Art Déco. Bibliographie Patricia Bayer, Intérieurs Art Déco, Thames & Hudson, 2000 Félix Marcilhac, "Jean Dunand", Thames & Hudson, Les éditions de l'amateur, 1991 Chronologie du design, Tout l?art Encyclopédie ? Flamarion Généalogie de l?art contemporain, CRDP LILE, 1999 Catalogue de l?exposition Design, Miroir du siècle, 1993 La Mode au XXe ? I, Délandre Edward Lucie-Smith, Histoire du mobilier, l?univers de l?art, 1990 Bernard Blistène, Une histoire de l'art du XXe, Beauxart Magasine, 2002 Raymond Guidot, Histoire du design, Hazan, 2000 Le design du meuble au XXe siècle, Taschen, 1989 P Gössel et G lieuthäuser, L?Architecture du XXe siècle, Taschen, 2001 L'architecture moderne, une histoire critique de Kenneth Frampton, Thames & Hudson, 2006 Scrapbooking Cet article est une ébauche concernant l'histoire de l'art. Vous pouvez partager vos connaissances en l?améliorant. (Comment ?). Le scrapbooking (de l'anglais : scrap : morceau, bout, reste et book : livre) ou collimage1 est une forme de loisir créatif consistant à introduire des photographies dans un décor en rapport avec le thème abordé, dans le but de les mettre en valeur par une présentation plus esthétique qu'un simple album photo. Pour cela, de nombreuses techniques de scrapbooking existent, telles que le serendipity, le tag, l'iris folding, le spirella... Le format habituel d'une page de scrapbooking est de 30 x 30 cm. Toutefois, tous les formats de page et d'album sont autorisés au gré de l'imagination et du matériel à la disposition de chacun. Une page comporte généralement un titre, un journaling, la date et le nom des personnes présentes sur les photos. Le scrapbooking est à la fois un loisir créatif, une forme d'art décoratif, et l'occasion de coucher sur le papier, au travers des photos et des commentaires, l'histoire d'une famille. C'est un façon de pratiquer le bricolage de manière joviale et épanouissant. En découle le digiscrapbooking, scrapbooking digital qui, comme son nom l'indique, consiste à faire du scrapbooking avec du matériel digital (des images de format JPG ou PNG par exemple). Ces pages sont créées grâce à un logiciel de retouche photo ou de mise en page, il en existe beaucoup et les possibilités avec cette méthode sont décuplées. En effet, contrairement à un papier, une image peut être découpée, déchirée, trouée à l'infini. Tout peut être dimensionné à volonté.Sommaire [masquer] 1 Origine 2 Médias utilisés 2.1 Magazines 2.2 Livres 2.3 Logiciels 2.4 Ateliers et tables de scrap 3 Manifestations 4 Blogs 5 Nouveau terme francophone (québécois) 6 Liens externes 7 Références Origine La transmission des événements passés, des traditions et des anecdotes nouvelles générations par les anciennes a utilisé plusieurs formes de support au cours du temps. Le scrapbooking peut être considéré comme la combinaison de la peinture et de la photographie. Celui-ci permet donc de mettre en scène des souvenirs. Il a beaucoup évolué depuis son invention grâce notamment à de nouveaux matériaux tels que le plastique. Ce loisir créatif existe aux États-Unis depuis les années 1800 mais arrive en France en 1999, avec Marie-Dominique Gambini. Celle-ci, après 3 ans d'expatriation à Boston, lance à Lyon en mai 1999 ses premiers ateliers. Elle médiatise le scrapbooking grâce à un important article dans Le Progrès/Lyon-Matin fin 1999, suivi d'une série d'articles dans Créamania, Modes & Travaux et Top Famille. En 2001, un reportage complet au JT de TF1 permet à ce loisir créatif de sortir des frontières de Rhônes-Alpes pour se répandre partout en France. Il connaît un très fort essor, comme en témoigne la croissance du nombre de sites de vente en ligne de matériel de scrapbooking. Pour répondre aux demandes de formation qui arrivent des quatre coins de l'Hexagone, des stages intensifs sont organisés dès mars 2001 dans le cadre de l'Association "Oasis Sans-Souci". Face au développement impressionnant de cette activité, et afin de mieux répondre à la demande croissante de formations (on vient aujourd'hui aussi de Suisse, de Belgique, d'Allemagne et du Texas), l'École Lyonnaise de Scrapbooking a été créée en juillet 2006 et organise une vingtaine de sessions par an. Médias utilisés Magazines Parmi les magazines consacrés au scrapbooking, citons : Créé en septembre 2002, "Idées de Scrap" a été le premier magazine de scrapbooking en France. Le site internet du magazine propose une galerie virtuelle où chacun peut gratuitement déposer ses réalisations. Une boutique en ligne propose également un large choix d'articles. Voir http://www.ideesdescrap.com "Histoires de Pages", le magazine des albums photos créatifs, a été créé en octobre 2004. Ce bimestriel présente dans chaque numéro un grand nombre de techniques et une galerie de pages très variée. De 64 pages en 2004, il est passé à 80 pages au printemps 2007. Voir http://www.histoiresdepages.com "Esprit Scrapbooking", un nouveau magazine 100% scrap. Voir http://www.espritscrapbooking.fr "Scrapbook Inspirations", magazine anglais et français. Voir http://www.scrapbookinspirationsmagazine.co.uk "Le ptit echo du scrap" est un e-mag gratuit entièrement consacré au scrapbooking. voir http://www.echoscrap.info/mag/ Livres La collection "ScrapAttitude" des éditions CréaPassions a pour vocation de permettre à ses lecteurs de parfaire leurs connaissances en scrapbooking. Déclinés par technique (héritage, mini albums, mixed media, embellissements, tampons, couture,...), ces livres couvrent les domaines du scrap digital, des embellissements, des mini albums, des tampons, du mixed media, de l'art postal, des cadres, des encres,... http://www.creapassions.com/livres.php La collection "Histoires de Pages" a été lancée en octobre 2002, soit deux ans avant le magazine. Les trois premiers livres, écrits par les pionnières du scrap en France, Marie-Dominique Gambini et Valérie Caudrelier, sont de véritables outils pour les personnes qui souhaitent se lancer dans le scrapbooking. L'arrivée de Manuéla Jamet et Sylvie Corre dans le magazine a permis à ces deux grandes spécialistes de devenir auteurs avec Trésors de Couturières et Techniques de Tampons appliquées au scrapbooking (M. Jamet) et Histoires de Sketches (S. Corre). Logiciels Le logiciel de scrapbooking est un outil employé pour la mise en scène des photos. Parmi les outils à disposition, on peut citer : Studio-Scrap [1] Scrapbookmax [2] Ateliers et tables de scrap Les ateliers de scrap / ou tables de scrap permettent les rencontres entre les scrapeuses / scrapeurs, le partage de techniques et surtout de matériel. Certaines associations municipales, mais aussi certaines marques favorisent ces rencontres : exemple : Azza dont les interventions sont proposées par des professionnelles certifiées. Manifestations Le scrapbooking donne lieu à de nombreuses manifestations, appelées des "Crop", notamment dans les magasins spécialisés qui proposent ateliers, cours et stages. Il fait également l'objet d'expositions publiques comme le Salon des Ateliers Créatifs qui a eu lieu au Parc des Expositions de Cergy-Pontoise en novembre 2006. Les principaux salons de loisirs créatifs en France et Belgique sont Créativa, Déco et Création, Salon des Ateliers Créatifs, Plaisirs Créatifs, Créations & Savoir Faire, Version Scrap, Paper and Co Show (http://www.paperandcoshow.com), Eurocrop (Bruxelles) Blogs Le scrapbooking s'expose de plus en plus sur le web via les blogs. Nombre de scrapeurs et scrapeuses font ainsi partager leur passion créations et astuces. Scrap-annuaire Nouveau terme francophone (québécois) Au printemps dernier (le 21 mars 2007), l'office québécois de la langue française a dévoilé un nouveau terme pour désigner le scrapbooking: "collimage". Liens externes Catégorie Scrapbooking de l?annuaire dmoz. Références ? Depuis 2007, le terme collimage est recommandé par la Grand dictionnaire terminologique de l'OQLF en dépit de l'anglicisme scrapbooking. Design Le design est une discipline visant à représenter concrètement, une pensée, un concept ou une intention en tenant compte éventuellement d'une ou des contraintes fonctionnelles, structurelles, esthétiques, didactiques, symboliques, techniques et productives. Ces représentations peuvent être tangibles ou virtuelles. radio, Design Zanuso-Sapper. 1964-1970 tabouret Mezzadro, 1957, Achille Castiglioni.Sommaire [masquer] 1 Le design et le français 2 Des définitions multiples 3 Histoire 3.1 Naissance du design 3.2 L'entre-deux-guerres 3.2.1 Modernisme conservatif 3.2.2 Le fonctionnalisme 3.2.3 Le Bauhaus et les années 1920 3.2.4 Grande crise et années 1930 3.3 Après-guerre et design organique 3.4 1960-80, autocritique du design et réinvention poétique 4 Discipline et Sous-disciplines du design 5 Le Design et ses relations 5.1 Le design et les beaux-arts 5.2 Le design et l'architecture 5.3 Le design et la technique 5.4 Le design et le marketing 5.5 Le design et la théorie 6 La formation au design en France 7 Notes et références 8 Voir aussi 8.1 Articles connexes 8.2 Liens externes Le design et le français Voir « design » sur le Wiktionnaire. Ce mot anglo-saxon prononcé [di.zajn], tire son étymologie du français dessein (« projet, intention ») et dessin. À partir du XVIIIe siècle, les mots « dessin » et « dessein » prennent une graphie et des sens distincts, comme si, en français, l'art avait fini par séparer le geste (« dessin ») du projet (« dessein »). Le design signifie donc à la fois projeter et réaliser. En 1994, le ministre de la Culture français Jacques Toubon présente un projet de loi pour remplacer l'anglicisme design par stylique, provoquant par là même l'incrédulité et les moqueries de la presse française, notamment Le Nouvel Observateur. La loi Toubon sera fortement édulcorée dans son application, par le Conseil constitutionnel et cette disposition concernant le mot design, caduque. Le mot design est devenu un adjectif faisant référence à un registre stylistique et populairement employé pour décrire un objet industriel ayant une forme simple et une apparence épurée : « Vous préférez les meubles design ou les meubles rustiques ? ». Aussi, le design est souvent confondu, à tort ou à raison, avec le stylisme d'objet lorsque l'exercice consiste à embellir un objet dans le but de séduire des consommateurs. Des définitions multiples Il n'existe pas de définition unique du design. Son sens varie selon les époques, les cultures et les individus. C'est cette complexité qui le caractérise. En dehors des interprétations variés selon les cultures, le design peut se concevoir soit comme un art appliqué (exécution créative) soit comme une discipline autonome (dans la pratique et la théorie). Pour les anglo-saxons, le design est davantage une conception, une idée, une intention ou un projet[réf. nécessaire]. En français[réf. nécessaire], c'est une recherche d'harmonie entre les formes et les fonctions de l'objet. En Italie et en Allemagne[réf. nécessaire], le design est nettement plus stratégique puisque l'industrie et l'artisanat de qualité en on fait leurs credo pour valoriser leurs productions. Histoire chaise Thonet n°14, 1859 Naissance du design Dans un contexte d'une industrie émergente à partir de 1850, Michael Thonet développe un procédé de fabrication révolutionnaire, le cintrage de bois laminé, courbé sous pression à vapeur. Sa chaise « nº 14 » devient une référence, vendue à quarante millions d´exemplaires entre les années 1859 et 1914. En 1888, Arts & Crafts nait de l'association du critique d'art John Ruskin et de l'écrivain, peintre, décorateur et théoricien William Morris. Morris et ses amis veulent créer des formes nouvelles en accord avec la fonction des objets et prônent paradoxalement le retour au Moyen Âge et aux formes inspirées par la nature. Il souhaitent rapprocher le concepteur et le destinataire du produit par la mise en place d'ateliers car ils dénoncent le coté aliénant et inhumain de l'industrie. William Morris défend le bel ouvrage et le travail artisanal du compagnonnage et l'oppose au produit industriel de qualité médiocre. Bien que très contesté, William Morris apparaît encore comme une figure fondatrice du design. Dès 1902, Peter Behrens réalise le premier design industriel global pour AEG : l'usine des turbines, des objets électriques, le logo, etc. En 1911, Josef Hoffmann achève le palais Stoclet, fabuleuse villa urbaine conçue comme une ?uvre d'art totale pour le compte d'un financier belge. Charles Rennie Mackintosh et Frank Lloyd Wright, à la même époque, posent les bases des lignes épurées et simplifiées qui vont devenir le synonyme de « design », en construisant villas et mobilier pour la bourgeoisie américaine ou écossaise avide de nouveautés. L'entre-deux-guerres Modernisme conservatif Dans son livre 100 ans de design1, Penny Sparke crée cet oxymore à propos de ces grands artistes de l'entre-deux-guerres, certes producteurs de lignes épurées et adeptes du modernisme, mais qui ne sont pas, pas plus hier qu'aujourd'hui, considérés comme des designers. Ce qui les rassemblent ? Ils créent des pièces uniques mariant des matériaux modernes et matières luxueuses traditionnelles, pour une clientèle richissime. Citons parmi ces modernistes conservatifs largement célébrés lors de l'Exposition des Arts Décoratifs, les décorateurs-ensembliers français Jacques-Émile Ruhlmann et Jean Dunand, ce dernier surtout célèbre pour ses laques, ou Eileen Gray, Anglaise active essentiellement à Paris. Ailleurs, l'Autrichien Josef Frank ou l'Américaine Sylvie Maugham font, dans leurs pays respectifs, envie aux classes moyennes qui voient dans les premiers magazines de décoration, leurs réalisations. Chaise Barcelona de Ludwig Mies van der Rohe, 1929 Le fonctionnalisme Le fonctionnalisme est une doctrine esthétique qui peut se résumer par la célèbre expression de Louis Sullivan, « la forme suit la fonction »2. Né à la fin du XIXe siècle, il engendre l'école de Chicago, puis le Deutscher Werkbund, les Wiener Werkstätte ainsi que le Bauhaus. Pour Louis Sullivan, le fonctionnalisme est le résultat d'une observation et d'une compréhension des processus évolutionnistes de la nature. Chaque forme à une nécessité, il n'y a pas de superflu dans la nature bien qu'elle soit « séduisante ». Bien que le concept fonctionnaliste paraisse très simple, il y a eu beaucoup de divergence sur les interprétations et en particulier sur la définition de la fonction. C'est ainsi que rationalistes (« la fonction, c'est ce qui est utile ») et expressionnistes (« les émotions sont aussi une fonction ») se revendiquent également fonctionnalistes. Le fonctionnalisme domine le design moderne jusqu'à sa remise en cause par certains post-modernes à partir de 1968. Le Bauhaus et les années 1920 La Cuisine de Francfort, 1926 En 1919, Walter Gropius, dans le Manifeste du Bauhaus, annonce le but de ce mouvement en ces termes : « Le but final de toute activité plastique est la construction ! [?] Architectes, sculpteurs, peintres ; nous devons tous revenir au travail artisanal, parce qu?il n'y a pas d'art professionnel. Il n?existe aucune différence essentielle entre l?artiste et l?artisan. [?] Voulons, concevons et créons ensemble la nouvelle construction de l?avenir, qui embrassera tout en une seule forme : architecture, art plastique et peinture [?] »3 Le Bauhaus a été une formidable pépinière de talents et un extraordinaire outil de la promotion d'un modernisme « progressiste »4 qui, contrairement au modernisme conservatif, n'hésite pas à mettre les mains dans le camboui de la production de masse. Citons, parmi les designers de premiers plans qui relèvent ou se réclament de ce mouvement moderniste, Ludwig Mies van der Rohe, Marianne Brandt, Marcel Breuer, Le Corbusier et Charlotte Perriand, le néerlandais Gerrit Rietveld, auteur d'une célèbrissime chaise cubiste. Les régimes totalitaires (rappelons que l'un des premiers gestes des nazis une fois arrivés au pouvoir, est de fermer le Bauhaus) ne sont pas antithétique avec le design : Giuseppe Terragni pour l'Italie, Lazar Markovich Lissitzky et Alexandre Rodtchenko5 pour la Russie, illustrent le versant « social » du design : offrir des beaux objets au plus grand nombre de consommateurs possibles. Plus au nord, la Scandinavie fait preuve d'un extraordinaire regain de créativité illustré par Alvar Aalto en Finlande et Bruno Mathsson ou Wilhelm Kage en Norvège. Grande crise et années 1930 Avec les années 1930, la créativité et la théorisation du design traversent l'Atlantique. Raymond Loewy écrit « la laideur se vend mal » et propose de donner une valeur esthétique et symbolique forte aux objets manufacturés pour relancer l'économie. Outre la Cadillac, la bouteille pour Coca-Cola, il dessine aussi le paquet de cigarettes des Lucky Strike et fait apparaître la marque déposée et le logo publicitaire sur les deux faces du paquet. La marque sera identifiable sur tous les paquets jetés dans la rue. Loewy n'est pas isolé, Walter Dorwin Teague, Wells Coates, Russel Wright ou Henry Dreyfuss représentent cette créativité américaine qui s'affirme et auquelle l'industrie du pays offre de larges débouchés. La foire internationale de New York ouvre ses portes en avril 1939 pour célébrer la confiance regagnée après des années de crise, les designers étatsuniens sont à l'honneur dans cette exposition universelle qui accueille - avec un sens du temps malheureux - « le monde de demain ». Lorsqu'elle ferme ses portes la Seconde Guerre mondiale a éclaté et les efforts des designers pour rendre le monde un peu plus beau, un peu meilleur, sont relégués au second plan. Après-guerre et design organique La Tulip Chair d'Eero Saarinen, 1956 La période d'après-guerre que Penny Sparke6 appelle le néomodernisme présente une large adoption par les designers des deux bords de l'Atlantique de formes fluides, rondes, souples et qui vaut au design d'être qualifié d'« organique ». Alvar Aalto instaure dans ses réalisations de mobilier le procédé du lamellé collé de bois déjà utilisé dans l'architecture depuis le début du XXème. Au niveau des matériaux, le tube d'acier, omniprésent dans le design des années 1930, se voit remplacé par les plastiques. De Scandinavie viennent aussi Arne Jacobsen et sa fameuse chaise Fourmi ou son fauteuil ?uf, Eero Saarinen et sa chaise Tulipe alors que les formes totalement organiques du terminal TBWA de l'aéroport international John-F.-Kennedy (1956-1962) séduisent le public. Le céramiste et verrier Kaj Franck, l'ébeniste Hans Wegner, le touche-à-tout Tapio Wirkkala complètent la série de l'éclosion artistique scandinave. Parmi les designers de cette époque phare - les fifties américaines battent leur plein - mentionnons les Américains Charles et Ray Eames ou George Nelson. Eliot Noyes, actif auprès d'IBM, donne une forme organique et sympathique aux machines à écrire produites pour la bureautique - on lui doit aussi le pavillon IBM lors de l'Expo 1964 à New York. les Italiens Gio Ponti, Carlo Molino, Marcello Nizzoli accompagnent le boom de l'industrie italienne de l'après-guerre et créent les icônes de La Dolce Vita : vespa, machine à expresso, belles carosseries, etc. On doit à Flaminio Bertoni les lignes des Citroën depuis la Traction Avant en passant par la 2CV jusqu'à la DS. En Allemagne, la tradition artistique issue du Bauhaus renait avec la Hochschule für Gestaltung Ulm. Parmi les designers allemands de cette période, citons Hans Gugelot, Dieter Rams prend la direction artistique des produits Braun GmbH. Au Royaume-Uni, Ernest Race crée un style « moderne », l'équivalent pour le design du New Look de Christian Dior, immédiatement repris dans toute l'Europe. Robin Day et sa femme Lucienne, nous ont laissé des textiles au style fifties immédiatement reconnaissables. Douglas Scott dessine le bus rouge à impériale, devenu depuis l'une des icônes anglaises. Le Japon, autres puissances industrielles de cette époque, ne nous ont pas laissé de designer de premier plan mais le design, anonyme, produit par les équipes de sociétés comme Sony témoigne d'un fort professionnalisme dans ce pays. Machine à écrire Olivetti par Marcello Nizzoli Machine à écrire IBM par Eliot Noyes Citroën DS par Flaminio Bertoni, 1955 Studebaker par Raymond Loewy, 1950 1960-80, autocritique du design et réinvention poétique Entre 1961 et 1974, le mouvement anglais Archigram, mené entre autre par Peter Cook, développe une architecture sans fondation, purement théorique, et édite une revue d?architecture. Ses membres réagissent à l'ère de la consommation et développent un travail portant sur le pop art, les mass medias et l'électronique. À la fin des années 1960, parallèlement au mouvement d'architecture radicale, l?antidesign, porté par les ?uvres de Joe Colombo, repense l'habitat à partir du design et contre les formes hiérarchiques de l'architecture. « La capsule insiste sur sa stupéfiante concordance avec l'émancipation disciplinaire du design à la fin des années 1960 quand il tente de se libérer de ces tutelles historiques pour s'imposer comme une discipline idoine de l'habitat. Cette position est notamment illustrée par l'?uvre de Joe Colombo. Il invente les conditions d'une vie quotidienne moderne en correspondance avec le monde dans un rapport harmonieux espace-temps et invite ses pairs à repenser complètement l'habitat à partir du design. »7 L?agence italienne Archizoom, est fondée en 1966 à Florence en Italie par Andrea Branzi, Gilberto Corretti, Paolo Deganello, Massimo Morozzi, Dario Bartolini et Lucia Bartolini. Le groupe Superstudio est fondé en 1966 à Florence en Italie par Adolfo Natalini et Cristiano Toraldo di Francia. Natalini écrit en 1971 : « si le design est plutôt une incitation à consommer, alors nous devons rejeter le design ; si l'architecture sert plutôt à codifier le modèle bourgeois de société et de propriété, alors nous devons rejeter l'architecture ; si l'architecture et l'urbanisme sont plutôt la formalisation des divisions sociales injustes actuelles, alors nous devons rejeter l'urbanisation et ses villes? jusqu'à ce que tout acte de design ait pour but de rencontrer les besoins primordiaux. D'ici là, le design doit disparaître. Nous pouvons vivre sans architecture. » Le Groupe de memphis est fondé par Ettore Sottsass en 1980, le mouvement est une réaction au style international, marqué par une production humoristique et poétique. Droog Design est découvert à la Foire Internationale du Meuble de Milan en 1993 dans l'exposition off de la Design Academy d'Eindhoven. Caractérisé par une impertinence, une approche critique et décalé, les productions font souvent figures de manifeste. C'est une fondation dirigée par l'historienne d'art Renny Ramakers et le designer Gijs Bakker, tous deux originaires des Pays Bas. Droog Design se définit comme un label et regroupe des designers internationaux convergent sur cette même approche (Jan Konings, Jurgen Bey, Marcel Wanders, Tejo Remy, Piet Hein Eek...) Ce mouvement est avant tout un pied de nez au design institutionnalisé, aux formes fluides et fonctionnelles. Ce groupe est très liés aux idées des années 60-70, notamment le design radical. Le phénomène a véritablement ouvert une brèches dans les enjeux de la discipline et dans nos références culturelles. Discipline et Sous-disciplines du design Le designer se caractérise de l'artisan par le fait qu'il n'est pas spécialiste d'une matière (bois, métal, plastique, etc), du technicien par le fait qu'il n'est pas spécialiste d'une technique et de l'ingénieur par le fait qu'il traverse les domaines du savoir de façon transversale. En cela, on peut le rapprocher du chef d'orchestre ou du réalisateur au cinéma. Le design se conçoit comme une navigation permanente entre l'unité et le global, entre la pensée (dessein) et la pratique (dessin). En cela, on peut rapprocher cette démarche de celle de la pensée complexe et de la systémique. Le design ne consiste pas à accumuler des savoirs mais plutôt à créer, par la compréhension, des liens logiques entre des choses (flux, concepts, images, symboles, etc.) Bien que le design soit par essence non-spécialisé et couvrant des domaines très variés, une tendance à la séparation en sous-disciplines s'est faite progressivement en raison : du paradigme occidentale actuel fondée sur la disjonction (au XVIIe siècle) et la spécialisation ensuite (XIXe siècle) pour servir une volonté de maîtrise. de la réalité professionnelle en entreprise qui exige davantage une spécialisation par domaine. D'où, une tendance pour les écoles professionnalisantes de sectoriser leurs formations. d'une tendance à une définition de « design » anglo-saxon pour des métiers déjà existants : scénographie se nomme de plus en plus design d'espace. Essentiellement, pour des raisons de valorisation. Game design est préféré pour les même raisons à infographie. Ce dernier point n'est pas valable pour le Canada francophone, où la tendance aux anglicismes est combattue âprement par l'élite intellectuelle et artistique, grande créatrice et consommatrice de design. d'une certaine confusion : Initialement, il y a une distinction entre le design graphique (pratiqué par un designer pour servir un design global) et le graphisme, une discipline autonome qui possède sa propre histoire remontant au première trace de l'homme dans les grottes de Lascaux. et des nouveaux terrains du design nécessitant de nouvelles formulations : design culinaire, motion design, parametric design, etc. Les séparations se font par : finalité typologique : design d'espace, design produit, motion design, design graphique, design sonore, web design, design transport. Ce sont les sous-disciplines classiques fondées sur la spécialisation, et l'acquisition de savoir et d'outils propres à chaque domaines. La finalité de ces sous-disciplines est essentiellement de l'exécution. mode d'action, d'intention ou de processus : design industriel, Design écologique, durable, Design pédagogique, Design interactif & numérique, Design stratégique, parametric design, design de recherche, design d'auteur. Fondés davantage sur un positionnement et une stratégie de création. Les compétences sont centrées davantage sur la réflexion que sur les acquis. Le Design et ses relations Le design et les beaux-arts Le design a longtemps été défini,en particulier par les académiciens, comme l'un des arts appliqués, mis au rang des arts mineurs, en raison d'une pratique asservie à quelque chose : au mobilier, à l'espace, à l'industrie, à une fonction, etc. Les distinctions classiques entre l'art et le design sont encore présentes. On oppose ainsi le design à l'art par l'utilité, il est au service d'une fonction. Le design est couramment pensé comme un processus de résolution de problème (usage, forme, technique, etc). Ainsi, le design se situerait dans la réponse tandis que l'art serait dans le questionnement. En tant qu'art appliqué et dans le contexte de la modernité, le design est souvent associé aux intérêts mercantiles et au consumérisme. Le design et l'architecture Une station essence par Jean Prouvé au Vitra Design Museum. La frontière peut paraitre floue entre design et architecture : Le Corbusier, Eero Saarinen n'ont pas dédaigné dessiner des meubles, Philippe Starck a dessiné plusieurs maisons et immeubles. En réalité, cette différence n'est pas dans la finalité typologique mais dans le processus de création. Le design en tant que l'un des arts appliqués se définit comme une activité créative s'exerçant en aval d'un projet d'architecture pour concevoir l'aménagement de l'espace domestique. Les zones fonctionnelles sont prédéfinies par l'architecte : cuisine, salon, chambre, etc., et le designer s'adapte. Le design en tant que discipline autonome (depuis 1968) consiste à penser le quotidien, à ?uvrer pour un épanouissement de chacun, dans un mouvement crescendo de l'individu jusqu'aux formes urbaines. Le design et la technique Le Design à la particularité d'utiliser la technique à des fins non-technicistes. Le but n'étant pas d'améliorer la technique pour elle-même, mais pour le progrès humain. Le design et le marketing Le design est une démarche stratégique opposé à celle du marketing. Elle ne tient pas compte des panels de consommateurs et des cibles potentielles. Le design s'adresse à tous en privilégiant le sens et l'évidence de la production d'objets ou de services. Dans la réalité, le design est encore très largement soumis à cette dernière. Le design et la théorie « Le design est une activité liée à une pensée complexe et à une logique originale où la recherche esthétique s'associe aux stratégies industrielles et où la technologie n'est qu'une partie d'un vaste contexte symbolique. Les rapports entre l'art et le design sont beaucoup plus difficiles à mettre en théorie, en raison de leur caractère spontané et discontinu. Il fut un temps où l'on considérait que l'art générait de nouveaux langages tandis que le design les utilisait. Aujourd'hui nous assistons au phénomène inverse... » Andrea Branzi « Le designer est un inventeur de scénarios et stratégies, Ainsi, le projet doit s'exercer sur les territoires de l'imaginaire, créer de nouveaux récits, de nouvelles fictions, qui viendront augmenter l'épaisseur du réel » Andrea Branzi, La casa calda, Paris, Éditions de l'Équerre, 1985 « La fonction de destruction, la fonction de mort, sont fondamentales et notre société l'a oublié. Il ne suffit pas de produire des objets qui servent, il faut produire des objets qui sachent mourir, pour rétablir l'ordre symbolique. Toute discipline ne s'accomplit que si elle se dessaisit de son objet et met en jeu sa propre mort. C'est dans cette voie que, paradoxalement, le design peut trouver le sens du symbolique. » Jean Baudrillard, extrait du texte le crépuscule des signes, Traverses, n°2, 1975. « La mise en ?uvre du matériau est conditionnée dans la technique par une longue tradition. C'est pourquoi la formation technique consiste généralement en une transmission et une acceptation, de méthodes achevées de travail. Une telle formation ne libère pas la créativité, elle empêche l'invention. » Josef Albers « On ne pourra bien dessiner le simple qu'après une étude approfondie du complexe. » Le Nouvel Esprit scientifique, Gaston Bachelard. Roland Barthes, Mythologies, 1957 Jean Baudrillard, Le système des objets, 1968 Walter Benjamin, L'?uvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique Andrea Branzi, La casa calda Michel de Certeau, L'invention du quotidien François Dagognet, Pour l'art d'aujourd'hui, l'invention de notre monde, éloge de l'objet André Leroi-Gourhan, Le geste et la parole Pierre Francastel, Art et technique Martin Heidegger, Essais et conférences, (comprenant la question de la technique) Ezio Manzini, La matière de l'invention Victor Papanek, Design pour un monde réel Georges Perec, Les choses, espèces d'espace Gilbert Simondon, Du mode d'existence des objets techniques La formation au design en France Le design est très souvent rattaché à une discipline maîtresse. Il est soit absorbé soit sectorisé et les formations en sont très révélatrices. D'un point de vue administratif, il n'existe pas de titre designer comme D.P.L.G. en architecture, et chacun peut exercer sous le titre de designer. Le design comme valeur ajoutée : Sous la tutelle de l'ingénierie de la conception, il est un constituant du Génie industriel. Le Conservatoire national des arts et métiers et l'IUP Génie des Systèmes Industriels d'Evry forment à une démarche de conception innovante impliqué tout au long du projet où le design est une valeur ajoutée à un produit industriel. Depuis la rentée scolaire 2007, l'UTBM (Université technologique de Belfort-Montbéliart, habilité par la CTI pour délivrer des diplômes d'ingénieur) a ouvert le département EDIM (Ergonomie Design Ingénierie Mécanique) formant des ingénieurs dans ce domaine. Le design comme aménagement : Sous la tutelle de l'architecture, c'est davantage du design de mobilier spécifique. Les agences d'architectures proposent de plus en plus souvent la conception du mobilier pour intégrer le cadre architectural qu'ils ont créé. Certaines écoles d'architectures proposent désormais des options design. Le design comme art appliqué : Historiquement rattaché aux métiers du bois, de la tapisserie, de la mode et d'autres arts décoratifs, des écoles comme l?École nationale supérieure des arts décoratifs, mais aussi l?Esad Reims, l?École Boulle, etc., offrent une formation au design. Le design comme discipline autonome : Le design de recherche est très impliqué dans les nouveaux médias, les nouveaux procédés industriels, les nouveaux usages, le non-standard, le parametric design et une réflexion poussée sur la société post-industrielle. Le design, en ce sens, doit être un outil d?action, de déformation, et de transformation du monde réel. Peu de formation en France, mais très présente à l'étranger : Post-Diplôme « Design et Recherche » crée en 1989, École supérieure art & design de Saint-Étienne, et l'ENSCI/Les Ateliers à Paris depuis 1982. Notes et références ? Penny Sparke, 100 ans de design, Octopus, Paris, 2002. ? En 1908, à Vienne, Adolf Loos publie Ornement et crime où il combat l?ornementation au profit de la lecture claire de la fonction dans la forme d?un bâtiment. ? Archive du Bauhaus, manifeste du Bauhaus ? Penny Sparke, op.cit. ? Connu comme photographe, il est néanmoins l'auteur du design de clubs ouvriers et du pavillon russe à l'exposition des arts décoratifs de Paris, en 1925. ? Penny Sparke, op.cit. ? Alexandra Midal, Antidesign, Petite histoire de la capsule d'habitation en images, Éditions Epithème, 2003. Voir aussi Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Design. Articles connexes Les mouvements et groupes Antidesign Bauhaus Bio-design Droog Design Fonctionnalisme (architecture) Groupe de Memphis Les musées et expositions Biennale internationale du design Cité du design Design Museum Vitra Design Museum Les disciplines Génie industriel, Arts industriels Design automobile, design transport Design de l'information, design graphique, graphisme, typographie Design industriel, design post-industriel Design interactif, design numérique Éco-design Les designers célèbres Charlotte Perriand Le Corbusier Victor Papanek Andrée Putman Charles Eames Raymond Loewy Luigi Colani Charles Rennie Mackintosh Joe Colombo Xavier Pauchard Verner Panton Philippe Starck Marc Newson Jasper Morrison Konstantin Grcic Patrick Jouin Jean-Marie Massaud Martin Szekely Ora-ïto Charles Kaisin Typographie Cet article fait partie d'une série sur l' histoire de l'impression Technologies Disque de Phaistos1850?1400 av. J.-C. Xylographie200 ap. J.-C. Typographie1450 Taille-douceannées 1430 Imprimerie1439 Lithographe1796 Impression offsetannées 1800 Chromolithographie1837 Presse rotative1843 Flexographieannées 1890 Sérigraphie1907 Sublimation1957 Photocopieurannées 1960 Tampographieannées 1960 Imprimante laser1969 Imprimante par matrice de points1970 Imprimante thermique Jet d'encre1976 Impression numérique1993 Impression 3D v · d · m La typographie est l?art d?assembler des caractères mobiles afin de créer des mots et des phrases. Cette technique d?imprimerie a été mise au point vers 1440 par Gutenberg qui n?a pas inventé l?imprimerie à caractères mobiles mais les caractères en plomb. Les caractères typographiques sont réunis en familles (romain, à empattements, fantaisie, etc.) puis en polices (Arial, Garamond, Times, Helvetica, etc.) puis en fontes (corps, gras, italique, etc.). Ils sont distribués dans des tiroirs à cases appelés casses. Chaque case s?appelle le cassetin. L?utilisation des caractères typographiques dans un but artistique est ancienne ; elle a été renouvelée au XXe siècle par le graphisme.Sommaire [masquer] 1 Histoire de la typographie 2 Les règles de l?art typographique 2.1 Règles en examen permanent 3 Références 4 Bibliographie 5 Voir aussi 5.1 Liens internes 5.2 Liens externes Histoire de la typographie D?un point de vue technique, cet art a peu évolué au fil du temps. L?ensemble de la typographie est régi par un système de dimensions spéciales. L?unité est le point qui se convertit en cicéros (qui vaut douze points). Toute composition, longueur, largeur, est un multiple de points. Par exemple vingt cicéros valent deux cent quarante points soit approximativement neuf centimètres. On retrouve encore ces points actuellement pour donner la dimension d?un caractère d?ordinateur. On dira alors du Times corps 24 (points). Les premiers jeux de caractères étaient en bois, gravés à la main (xylographie). Rapidement, ils ont été fondus avec un alliage de plomb (80 %), d?antimoine (5 %) et d'étain (15 %) dans des matrices. L?ouvrier typographe se servait d?un composteur sur lequel il alignait les caractères, lus à l?envers, de gauche à droite, piochés dans une boîte appelée « casse ». Les caractères du haut de la casse étaient appelés les capitales (majuscules) et ceux du bas ? les minuscules ? les bas-de-casse. Composteur et casse typographiques, remarquez la lecture qui s?effectue à l?envers, mais bien de gauche à droite. Le composteur permettait d?assurer la justification de la ligne, c?est-à-dire sa longueur. Entre chaque mot, on insérait une espace (ce mot est féminin lorsqu?il désigne l?objet en plomb, de même qu?interligne, languette de plomb ou de bois s?intercalant entre les lignes) et on complétait en insérant dans certains cas des espaces fines entre les lettres afin d?en parfaire la justification. Une fois les lignes composées, on les plaçait sur une galée, maintenue en biais. Ces lignes étaient attachées avec plusieurs tours de ficelle afin de rendre solidaire l?ensemble et le déplacer plus facilement. Ce bloc de lignes appelé composition était calé dans un châssis en fonte à l?aide de coins en bois dans un premier temps, et par la suite avec des noix de serrage. Le châssis était ensuite fixé sur une presse. La typographie a été ensuite semi-automatisée (Ludlow, composition manuelle puis fonte de la ligne-bloc) puis automatisée (Linotype, composition sur un clavier puis fonte de la ligne-bloc) afin de fondre directement les lignes composées d?un seul tenant. Aujourd?hui encore, des ateliers de typographie existent un peu partout, car la typographie permet de faire certains petits travaux de ville (cartes de visite, papier à lettres, faire-part) à moindre coût ainsi que des découpes et rainages. Pour les besoins les plus simples, ce sont des bornes typographiques automatiques qui assurent ces fonctions pour quelques euros. À l'époque contemporaine, le graphisme utilise souvent les caractères typographiques comme éléments d?une ?uvre artistique : affiches, compositions sur toile ou même livres. Les typographes furent également des pionniers du mouvement ouvrier nord-américain. Le plus vieux syndicat québécois et canadien toujours existant est l?Union internationale des typos. De plus, le premier député ouvrier canadien fut le typographe Alphonse-Télesphore Lépine. Les règles de l?art typographique La typographie est un art et, comme tout art, elle a ses règles et ses contraintes. En France, le métier est encadré par des règles qui sont regroupées dans le Code typographique édité par la Chambre typographique et réactualisé chaque année. D?une manière similaire, les typographes suisses romands utilisent le Guide du typographe. En Belgique, c?est l'Institut belge de normalisation qui détient les documents officiels. Ces différents codes sont parfois contradictoires. Le Code typographique impose parfois des spécifications différentes du Code dactylographique enseigné dans les écoles de secrétariat. Ainsi, le Code dactylographique impose de ne jamais avoir d?espace entre la dernière lettre d?un mot et le signe typographique qui la suit, tandis que le Code typographique demande d?y intercaler une espace protégée fixe lorsque le signe est une ponctuation double, de la hauteur d'un caractère (; : ? ! % etc.), pour des raisons de lisibilité en chasse variable (le procédé diminue au contraire la lisibilité en chasse fixe si l?espace protégée fixe est remplacée par une espace justifiante). Certaines règles sont par ailleurs rappelées pour la composition de ces articles. Le Code typographique s?applique indifféremment à toute composition, qu?elle soit mécanique (typographie) ou informatique (PAO, traitement de texte). Le Code typographique vient aussi au secours du « bon usage » en rappelant les règles régissant les abréviations : On abrège monsieur par M. et non Mr ni Mr., qui est l?abréviation de l?anglais mister ; on écrit en revanche Dr et Mgr (« monseigneur ») parce que dans leur cas ce r final se prononce. L?Académie française reconnaît cependant que l?abréviation la plus appropriée est Mr.1 L?abréviation de messieurs est MM., madame s?abrège Mme, mademoiselle, Mlle, alors que Me renvoie à « Maître ». Une abréviation se terminant par la dernière lettre composant le mot en entier ne doit pas comporter de point, ex. : appartement s'abrège par appt il n'y a donc pas de point. Par contre un point est requis lorsque l'on abrège le mot terrain par terr. qui ne se finit pas par la même lettre finale qui est n. Cependant, dans un texte encyclopédique, il est d?usage d'éviter les abréviations. On écrira alors « Le docteur Folamour a reçu monseigneur Don Camillo. » ou encore « Maître Corbeau sur un arbre perché tenait en son bec un fromage. ». Le Code spécifie aussi des règles concernant l?usage des capitales et bas-de-casse. Ces règles diffèrent d?un pays à l?autre. Les usages des pays anglophones demandent de capitaliser les mots non triviaux des titres (exemple : The Art of Computer Programming), ce qui est considéré comme inacceptable en France (L?Art de la programmation). On ne décapitalise évidemment ni les noms propres, ni les substantifs allemands cités comme tels, même dans les titres. Le Code recommande d'écrire, dans un texte, les nombres en lettres et non en chiffres. Il est généralement recommandé d'éviter l?abus d?abréviation pour la compréhension des textes. Les noms de voie et des communes sont considérés comme un tout, munis de traits d?union et capitalisés. Ainsi, il faut écrire « rue Vieille-du-Temple », « Saint-Germain-en-Laye », etc. Enfin, le Code rappelle que le français est bien une langue accentuée et que la « tolérance » ancienne de ne pas accentuer les capitales (à l'époque des machines à écrire à rouleau) n?a aucune raison de s'étendre à la typographie : en français, les capitales doivent être accentuées lorsque la police qu?on utilise dispose du caractère approprié. La plupart des polices utilisées en informatique comportent de tels accents, les fontes typographiques également. Rappel on ne peut plus clair dans le Lexique des règles typographiques en usage à l?Imprimerie nationale : En français, l?accent a pleine valeur orthographique. [?] Aussi convient-il de s?opposer à la tendance qui [?] par économie de composition, prône la suppression des accents sur les majuscules. Le Code typographique homogénéise ainsi la présentation de documents d?origines diverses au sein d?un même ouvrage. Dans les années 1980, l'arrivée de la micro-informatique et des logiciels de PAO ont fortement démocratisé l'accès de la création de documents vers des intervenants venus d'autres horizons que la typographie. Le faible coût de l'équipement et le gain de temps engendré ont provoqué des perturbations économiques importantes dans le monde de la photocomposition. Le marché a changé de mains et la qualité typographique des documents produits s'en est parfois ressentie. Règles en examen permanent Les typographes ont trois objectifs permanents : l'homogénéité, la lisibilité et la cohérence. Ces objectifs sont parfois en conflit entre eux et font l?objet de discussions régulières. Un point sur lequel les avis des typographes restent réservés en dépit des spécifications du Code est la gestion de la ponctuation finale d?une citation entre guillemets quand celle-ci arrive en fin de phrase : Il décida : « La question ne sera pas posée. ». On passa à la suite. serait en effet particulièrement illisible. Pour autant, l?habitude imposée par les logiciels typographiques anglo-saxons de ramener la totalité de la ponctuation finale à l?intérieur des guillemets n?a pas un effet beaucoup plus heureux sur la lisibilité : Il décida : « La question ne sera pas posée. » On passa à la suite. donnant l?impression que la fermeture des guillemets se trouve dans la phrase suivante ! Il y a pourtant une très importante différence entre : Il décida : « La question ne sera pas posée. » et Il décida : « La question ne sera pas posée ». La première formulation revendique clairement le fait que la phrase citée se terminait bien là. Enfin, des phrases comme : Vouliez-vous qu?il vous dise « Tu viens ! » ? ne semblent pas pouvoir échapper à la double ponctuation sans risque de grave contresens (expression impérative devenant interrogative !). Mais la règle générale concernant l?usage des guillemets est on ne peut plus claire. Une citation, telles que celles montrées en exemple ci-dessus, initiée après un deux points commence alors par des guillemets ouvrants, le premier mot de la citation prend une majuscule et le point final (ou le signe de ponctuation final) vient en fin de phrase avant les guillemets fermants. À la fin du roman de Georges Orwell, 1984, lorsque l'anti-héros vaincu Winston Smith se voit confier une mission oiseuse par un obscur sous-comité d?une sous-commission du ministère de la Vérité, il s'agit précisément d'un problème typographique de ponctuation (« C?était quelque chose qui avait trait à la question de l?emplacement des virgules. Devaient-elles être placées à l?intérieur des parenthèses ou à l?extérieur ? »). Références ? (fr) Avis du Service du Dictionnaire de l?Académie française quant à l?abréviation du mot « monsieur ». Bibliographie Abrégé du Code typographique à l?usage de la presse, collectif. (ISBN 2908056267) ; La Typographie du XXe siècle, Lewis Blackwell. (ISBN 2080112929) ; Lexique des règles typographiques en usage à l?Imprimerie nationale, collectif. (ISBN 2743304820) ; Manuel de typographie française élémentaire, Yves Perrousseaux. (ISBN 2911220005) ; Le Manuel complet de typographie, James Felici. (ISBN 2744080675) ; Le Ramat de la typographie, Aurel Ramat. (ISBN 2922366030) ; Guide du typographe, 6e édition, (Anciennement, Guide du typographe romand), Groupe de Lausanne de l?Association suisse des typographes ; Traité de la ponctuation française, Jacques Drillon, (ISBN 2070721981) ; Grevisse, Le bon usage, 13e édition, André Goosse, Maurice Grevisse. (ISBN 2801110450) ; Orthotypographique : recherches bibliographiques, Jean Méron. (ISBN 2951797117) ; Guide pratique du compositeur et de l?imprimeur typographes, Théotiste Lefevre, Librairie de Firmin-Didot et Cie, 1883. (ISBN 2738469191) ; Orthotypographie. Orthographe & typographie française. Dictionnaire raisonné, de Jean-Pierre Lacroux. Cet ouvrage est également disponible en PDF et en HTML, sous licence Creative Commons. Jacques André, Petites leçons de typographie[pdf], août 2007, 52 p. Voir aussi Liens internes Voir « typographie » sur le Wiktionnaire. Comparatif des différents codes typographiques francophones Liste des articles concernant la typographie Conventions typographiques sur Wikipédia Orthotypographie Calligraphie Graphisme Liens externes Catégorie Typographie de l?annuaire dmoz. Dictionnaire de l?argot des typographes disponible sur Wikisource. Typographie & Civilisation. Lexique des règles de typographie. La calligraphie est, étymologiquement, l'art de bien former les caractères d'écriture. Ce mot provient des radicaux grecs ?????? kállos (« beau ») et ???fe?? gráphein (« écrire »). Presque toutes les civilisations qui pratiquent l'écriture ont développé un art de la calligraphie. Toutefois, certaines d'entre elles l'ont élevé à un statut spécial en fonction de contextes historiques ou philosophiques particuliers. Dans plusieurs civilisations orientales la calligraphie fait partie des sciences occultes, hiérurgie (la pensée, le pinceau, le trait et l'idée philosophique sont indissociables). Elle est aussi en occident l'art des moines copistes et enlumineurs.Sommaire [masquer] 1 Calligraphie latine 2 Calligraphie chinoise 2.1 Calligraphie extrême-orientale 3 Calligraphie arabe 4 Voir aussi 4.1 Bibliographie 4.2 Articles connexes 4.3 Liens externes Calligraphie latine Calligraphie dans une Bible latine de 1407, exposée à Malmesbury Abbey, Wiltshire, Angleterre. La calligraphie latine est associée à l'histoire de l'écriture en Europe avant et après l'utilisation de l'imprimerie et sur la base de l'alphabet latin des Romains. La pratique de la copie manuelle a poussé à pratiquer l'écriture comme un art en y associant souvent l'enluminure ou l'illustration. Elle a connu une évolution constante. Petit à petit sont nées de nouvelles lettres (le V et le J), les espaces entre les mots, la ponctuation et l'emploi des majuscules. La pratique de la calligraphie latine est généralement associée à la copie de manuscrits par les moines chrétiens. Pour eux, il s'agissait de beaucoup plus qu'un travail : c'était une forme de prière, qui était à la fois une louange et une ascèse. La calligraphie, qui nécessite ? ne serait-ce que techniquement - une grande concentration, une sûreté des gestes acquise par une longue pratique, donc une hygiène de vie pouvant effectivement aller jusqu'à l'ascétisme, en dehors même de toute considération spirituelle mais souvent associée de fait, est donc souvent une activité de religieux, et pas seulement en Occident. Puis, au fil de l'histoire, elle a évolué au gré des influences culturelles et des innovations techniques. Selon le support utilisé (pierre, cire, papyrus, parchemin et feuille), elle se pratique avec un ciseau, un style, un calame ou une plume (plume d'oiseau, puis plume métallique). L'alphabet latin des débuts a donné naissance à une multitude de variantes dont : les écritures romaines : capitale, rustica, Onciale, quadrata, semi-onciale ; les écritures insulaires (celtique) ; les écritures caroline puis gothique primitive ; les écritures gothiques : textura, majuscules, capitales lombardes, bâtarde anglaise et bâtarde flamande, fraktur, schwabacher, cursive ; les écritures humanistiques : rotunda, capitales, chancelière (cancellaresca, ou écriture de chancellerie, également appelée pour l'imprimerie « italique ») ; les écritures françaises classiques : ronde, bâtarde, coulée, en usage jusqu'au XXe siècle et souvent abusivement confondues avec l'anglaise. les écritures anglaises. la gestuelle (calligraphie actuelle pratiquée avec des pinceaux, divers types de plumes, des outils détournés comme le tire-ligne, le folded-pen...) Exemple d'une police de caractère typographique imitant l'écriture calligraphiée à la plume. La calligraphie latine des copistes a beaucoup souffert avec l'arrivée de l'imprimerie et de la presse de Gutenberg, mais elle a continué d'être enseignée à l'école jusqu'au milieu du XXe siècle avec l'écriture à la plume, ses pleins et ses déliés, sur la base d'une anglaise simplifiée. Le stylo à bille puis le traitement de texte l'ont fait disparaître de la vie courante, mais elle reste le lieu d'une recherche graphique plus qu'active aujourd'hui, avec l'apparition de nouveaux styles, comme la « gestuelle » et l'utilisation de techniques mixtes. Notons que si elle est détrônée par la typographie, grande pourvoyeuse de nouvelles polices d'écriture, elle sert souvent d'inspiration à celle-ci, qui crée des polices imitant la calligraphie manuelle (citons la police choc de Roger Excoffon, inspirée des coups de pinceau de la calligraphie orientale ou la police zapfino, inspirée de l'écriture « à la plume », ?uvre du typographe Hermann Zapf). Du coup, elle est présente partout autour de nous, dans la publicité, les logos, les étiquettes de produits, les enveloppes (art postal), etc. Calligraphie chinoise Retraité chinois calligraphiant les classiques avec de l'eau. La tradition veut que les caractères chinois aient été inventés par Cang Jie (~2650). Ses compositions étaient fondées sur l'observation de la nature, c'est pourquoi on disait qu'il avait deux paires d'yeux? mais c'est très probablement une légende. Une autre tradition fait remonter l'invention des caractères à Fuxi, le légendaire premier empereur. La calligraphie chinoise est le fondement de l'art chinois au sens moderne du terme, la beauté visuelle des idéogrammes, la technique sur laquelle elle s'appuie et les enjeux plastiques qui y sont liés incarnent l'ensemble des préceptes métaphysiques de la culture chinoise. Elle est devenue un art majeur. C'est bien plus tard, de façon totalement indépendante, que s'est développé en occident l'art de la calligraphie. En Europe, durant tout le Moyen Âge, il a été presque exclusivement réservé aux moines copistes. Par la suite, il fut enseigné à tous sous forme d'écriture à la plume avec les pleins et les déliés. Durant la même période, l'art islamique va créer une calligraphie spécifique à sa forme d'écriture et en faire un élément des décors en architecture comme sur des objets usuels. Avec l'apparition de l'imprimerie puis du traitement de texte, la calligraphie a été graduellement remplacée par l'art de la typographie, qui a rendu accessibles les catégories typographiques inséparables de la calligraphie elle-même. Par ailleurs, des calligraphes comme Mediavilla ont redonné à la calligraphie sa vocation artistique. Calligraphie extrême-orientale Calligraphie d'Iris Yawén Hsú (???) L'écriture chinoise est une transcription directe de la pensée sans l'intermédiaire des sons. Tous les mots sont monosyllabiques, chaque signe représente une idée et la langue écrite peut être lue dans toutes les langues de la Chine. Si la langue graphique codifiée existe depuis 4000 ans, les idéogrammes de la langue classique chinoise existent depuis presque 3000 ans (VIe siècle avant Jésus-Christ) et c'est vers 210 avant Jésus-Christ que Li Sseu déclarait : « Dans l'écriture d'un caractère ce n'est pas seulement la composition qui importe, c'est aussi la force du coup de pinceau. Faites que votre trait danse comme le nuage dans le ciel, parfois lourd, parfois léger. C'est seulement alors que vous imprégnerez votre esprit de ce que vous faites et que vous arriverez à la vérité. » La calligraphie est la forme d'art la plus caractéristique de l'aire culturelle chinoise, et les styles de peintures traditionnels en sont directement issus. Elle est à l'origine même de l'art au sens occidental du terme, la création plastique étant indissociable des visées utilitaires de l'écriture, car la calligraphie fait partie de l'écriture. La technique calligraphique d'origine chinoise requiert l'utilisation des « quatre trésors du lettré » : le pinceau chinois ; le papier, appelé par erreur « de riz » ; le bâtonnet d'encre ; la pierre à broyer l'encre. L'art de la calligraphie, dans le bouddhisme Chan, s'apparente à la méditation transcendantale. Tout comme la peinture chinoise, la calligraphie chinoise se distingue fondamentalement de la calligraphie ou de la peinture occidentales, étant donné le rôle charnel du souffle dans le processus de création ; aucun repentir ou correction, aucun rajout ne sont permis par l'utilisation de l'encre de chine, ce qui donne une dimension temporelle univoque spécifique au tracé. En outre, la nature non phonétique des sinogrammes entraîne un répertoire graphique quasi infini (10 516 caractères sont répertoriés en 121 et plus de 40 000 le sont dans l'édition de 1717), car l'imprimerie, d'origine chinoise, loin de freiner l'usage du pinceau, a contribué à la diffusion des répertoires de styles calligraphiques et de leur pratique. Tout ceci explique en grande partie l'équivalence entre écriture et art en Chine. Article détaillé : Styles calligraphiques chinois. Calligraphie arabe Article détaillé : styles calligraphiques arabes. Folio de Coran en Coufique, XIe siècle L'utilisation de l'écriture comme un art est l'une des composantes les plus caractéristiques des arts de l'Islam. L'arabe est la langue de la révélation coranique pour la religion musulmane. Cette langue se diffuse très rapidement dans tout le monde islamique, pendant la conquête musulmane. L'écriture fait de même, puisque très tôt, le Coran est recopié, et l'écrit devient un des principaux moyens de diffusion du message religieux. Si la langue est à la fois un outil liturgique, de communication et de transmission de savoir, l'écriture possède donc, parallèlement, une triple fonction : religieuse, utilitaire et ornementale. L'écriture varie selon la nature et la destination des écrits et des supports. calligramme en arabe On compte de nombreux styles calligraphiques, divisés en deux grandes catégories : le kufique, aux caractères angulaires, qui naît très tôt avec l'écriture hijazi des premiers Corans et se développe, tant en Égypte qu'en Iran et le cursif, aux caractères déliés. Ces deux grands types varient énormément, selon le pays et l'époque où ils sont employés. On peut citer par exemple, pour les calligraphies angulaires, le kufique tressé, où les hampes se mêlent, ou encore le kufique animé, dont les lettres se terminent par des visages humains et animaux. Dans les cursifs, on distingue en général six styles canoniques : le naskhî, l?un des premiers à se développer, rapide et lisible, très utilisé dans le monde arabe. Une de ses variantes, le maghribî, est usitée en Al-Andalus et au Maghreb ; le muhaqqaq, en faveur sous les Mamelouks, penché vers la gauche ; le thuluth, également très utilisé à la période mamelouke en Égypte, qui se caractérise par la hauteur des hampes ; le rayhânî ; le riqâ?, proche du thuluth, qui sert uniquement dans des documents administratifs ; le tawqî?, à propos duquel on peut faire la même remarque. Pour les langues étrangères à l'arabe (persan, turc, berbère, ourdou, croate ou encore swahili), d'autres styles se développent, comme le nasta'lîq, écriture inclinée, mélange du naskhî et du ta'lîq, qui sert en particulier dans les manuscrits persans. La déclinaison en un vaste corpus de calligraphies n'empêche pas une unité rarement présente dans le reste de l'art islamique : l'écriture est donc un symbole fort d'unification et de distinction, qui mène parfois à la création de pseudo-calligraphies, illisibles, mais marqueurs forts d'une identité islamique. Voir aussi Musée Postes restantes Bibliographie Claude Mediavilla, Calligraphie, Paris, Imprimerie nationale Éditions, 1993. José Frèche, La Chine, XO, ISBN 2.84563.248.7 François Cheng, L'écriture poétique chinoise, Seuil, ISBN2.02.004534.6 Ghani Alani,Calligraphie arabe : Initiation. Editions Fleurus, 2001. Articles connexes Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur la calligraphie. Ghani Alani Claude Mediavilla Kanji Sinogramme Yan Zhenqing Hassan Massoudy André Kneib Valérie DamidotCet article est une ébauche concernant la télévision. Vous pouvez partager vos connaissances en l?améliorant. (Comment ?). Valérie Damidot (née le 18 janvier 1965 à Paris, France) est une animatrice de télévision française. Carrière Valérie Damidot commence sa carrière en tant que journaliste dans des émissions telles que Star Academy, Loft Story ou Vie privée, vie publique. En 2006, elle devient animatrice des émissions D&CO et D&CO, une semaine pour tout changer. Livre Valérie Damidot, Décoration & bricolage, Hachette Pratique, 2006, 128 p. Article connexe Franck Lecorbeiller D&COCet article est une ébauche concernant la télévision. Vous pouvez partager vos connaissances en l?améliorant. (Comment ?). D&CO Pays d'origine France LangueFrançais Chaîne(s)M6 Type d'émissionDivertissement Période de diffusionDepuis 2006 Format50 minutes Public conseilléTout public PrésentationValérie Damidot, Franck Lecorbeiller Production Réalisation Site internethttp://dco.m6.frPortail Télévision D&CO est une émission de télévision consacrée à la décoration intérieure, présentée par Valérie Damidot et son assistant Franck Lecorbeiller. Elle est diffusée depuis le 22 avril 2006 sur M6, le samedi à 13h15 et le dimanche à 18h55 (rediffusions). Principe de l'émission L'émission propose aux participants de redécorer 2 ou 3 pièces de leur intérieur selon leurs envies, avec l'aide des animateurs et parfois d'artisans. D&CO, une semaine pour tout changer D&CO, une semaine pour tout changer est une version allongée de D&CO. Diffusée mensuellement en semaine et en 1e partie de soirée, une famille se voit proposer la réfection entière de son intérieur. Le coût est pris en charge par la production et est déterminé selon le poids des objets qu'ils sont prêts à donner à une association (1kg vaut 100?). La rénovation est réalisée en 7 jours avec l'aide d'artisans. Total Covering c'est pour une communication sur véhicules habillage total sur véhicule : Effet spectaculaire, résultats garantis. Trois grands types de stickers existent : les autocollants publicitaires : ils servent à faire apparaître des marques, des logos, des slogans publicitaires ou politiques. La plupart sont produits en masse par les annonceurs et les partis politiques, mais certains sont produits en petites séries comme les stickers de groupes de musique pour véhiculer leur nom ; les stickers politiques ou militants qui revendiquent une position ou un message. Ils représentent une contre-culture et ont tendance à être collés sur les « publicités » même qu'ils dénoncent. Ils se présentent ainsi comme une façon de se réapproprier l'espace en général et l'espace publicitaire en particulier ; les stickers artistiques : il s'agit souvent, à partir d'un autocollant vierge, de faire une petite œuvre d'art, allant du tag au dessin. A label is a piece of paper, polymer, cloth, metal, or other material affixed to a container or article, on which is printed a legend, information concerning the product, addresses, etc. A label may also be printed directly on the container or article. Labels have many uses: product identification, name tags, advertising, warnings, and other communication. Special types of labels called digital labels (printed through a digital printing) can also have special applications such as RFID tags, security printing, and sandwich process labels. Adhesive types Pressure sensitive label adhesives are commonly made from water based acrylic adhesives, with a smaller volume made using solvent based adhesives and hotmelt adhesives. The most common adhesive types are: Permanent - Typically not designed to be removed without tearing the stock, damaging the surface, or using solvents. The adhesion strength and speed can also be varied. For example, full adhesion can be nearly instant, or the label can be almost removable for a short period with full adhesion developing in minutes or hours (known as respositionable adhesives). Peelable - Adhesion is fairly strong and will not fall off in normal circumstances, but the label can be removed relatively easily without tearing the base stock or leaving adhesive behind on the old surface. The adhesive is usually strong enough to be applied again elsewhere. This type is frequently known as 'removable'. There are many different types of removable adhesives, some are almost permanent, some are almost 'ultra peelable'. Ultra-peelable - Designed principally for use on book covers and glass, when removed these adhesives labels do not leave any residue whatsoever. Adhesion is weak and only suitable for light duty applications. Normally these labels have very little adhesion to anything once they've been removed. Freezer or Frost fix - Most permanent and peelable adhesives have a service temperature limit of -10 degrees Celsius, whereas freezer (otherwise known as frost fix) adhesives have a service temperature -40 degrees Celsius and are suitable for deep freeze use High Tack - A type of permanent adhesive that exhibits a high initial grab to the application surfaces, and is commonly used at higher coat weights to enable labels to adhere strongly to difficult, rough or dirty surfaces. Static Cling - This is not actually an adhesive at all. The material (usually PVA) has a static charge to enable its adhesion to flat, smooth surfaces such as glass. It is not sticky as such and is commonly used for window advertising, window decorations, oil change labels, etc. [edit] Stock types The "label stock" is the carrier which is commonly coated on one side with adhesive and usually printed on the other side. Label stocks can be a wide variety of papers, films, fabric, foils, etc. Puffy - either water, gel, foam, or air-filled create a soft, raised sticker. Litho - one of the most common base stocks Latex - a litho stock with some added latex allows the label to be much more flexible and form around certain curved objects more easily than standard litho. Various plastics such as acetate, vinyl, and PET film allow a variety of features, such as greater strength, flexibility, transparency, resistance to tearing, etc. They typically require special equipment and printing methods (ultra-violet curing is common) as they do not normally print well with conventional ink. A bumper sticker is usually a vinyl label with a very strong, durable adhesive and lightfast inks. A type known as 'Destructible Vinyl' is commonly used for asset labels. It combines a very thin frangible face stock with a very strong high tack adhesive, thus making the label impossible to remove without damage. Foil - has the shiny properties of a metal foil. Thermal - direct thermal label stock will change color (usually black) when heated. A heating element in the shape of letters or images can be used to create an image on the label. Custom labels can be easily be made on location in this way. A disadvantage is durability, because another heat source can ruin or obscure the image, or it may fade completely over time. Thermal Transfer for applications that cannot use Thermal (Thermal Direct) label material because of heat source proximity or short label life, a more widely used material is Thermal Transfer Label printer. This material has the advantage of a much longer readable life and does not fade with time or heat. Most major manufacturers of Thermal Printers can be used for either Thermal Transfer (TT) or Thermal (DT) labels. A thermal transfer ribbon will be required to print the labels. The cost of the ribbons + TT labels is similar to that of the DT labels on their own. None - labels can be printed directly on adhesive without using a substrate. Labels made in this manner are extremely fragile, however, and have been rendered virtually obsolete by other printing methods such as silk screen. Thermal Transfer Ribbon Types Wax is the most popular with some smudge resistance, and is suitable for matte and semi-gloss paper labels. Wax / Resin is smudge resistant, suitable for semi-gloss paper and some synthetic labels. Resin is scratch and chemical resistant, suitable for coated synthetic labels. The stock type will affect the types of ink that will print well on them. Corona treating or flame treating some plastics makes them more receptive to inks and adhesives by reducing surface tension. Application and use A typical off-line label printerLabels can be supplied: separately on a roll on a sheet Many labels are pre-printed by the manufacturer. Other have printing applied manually or automatically at the time of application. Some labels have protective overcoats, laminates, or tape to cover them after the final print is applied. This is sometimes before application and sometimes after. Specialized high speed application equipment is available for certain uses. Color Ink and base stock color choices commonly conform to the Pantone Matching System (PMS) colors. The Pantone system is very dominant in the label printing industry. Additionally specialty inks such as metallic, UV ink, magnetic ink, and more are available. Ink is usually transparent however it can be made opaque. It has been known for certain companies to patent "their own" color. [1]. Digital labels use process colors to replicate Pantone solid colors. Specialized labels Piggyback labels are made from combining two layers of adhesive substrate [2]. The bottom layer forms the backing for the top. The label can be applied to any object as normal, the top layer can be a removable label that can be applied elsewhere, which may change the message or marking on the remaining label underneath. Often used on Express mail envelopes. Asset Labels / Tags are used for marking fixed and non-fixed assets. They are usually tamper-evident, permanent or frangible and usually contain a barcode for electronic identification using readers. Blockout labels are not see-through at all, concealing what lies underneath with a strong gray adhesive. Radioactive labels The use of radioactive isotopes of chemical elements, such as carbon-14, to allow the in vivo tracking of chemical compounds. Laser Labels are generally die cut on 8.5" x 11" sheets, and come in many different shapes, sizes, and materials. Laser label material is a nonporous stock made to withstand the intense heat of laser printers and copiers. Inkjet Labels are generally die cut on 8.5" x 11" sheets (US letter) and a4 size, and come in many different shapes, sizes, and materials. Inkjet label material is a porous stock made to accept ink and dye from your inkjet printer. One of the more modern inkjet label material stocks is waterproof printable inkjet material commonly used for soap or shower gel containers. Security Labels are used for Anti-counterfeiting, Brand protection, tamper-evident seals, etc. These combine a number of overt and covert features to make reproduction difficult. The use of security printing, Holography, Embossing, bar codes, RFID, custom printing, weak (or weakened) backings, etc. is common. They are used for authentication, theft reduction, and protection against counterfeit and are commonly used on ID cards, credit cards, packaging, and products from CDs to electronics to clothing. AntiMicrobial Labels With the growth in hospital acquired infections such as MRSA and E-Coli the use of Antimicrobial labels in infection sensitive areas of hospitals are helping in combating these types of microbes. Stickers are very widely used when an object requires identification with a word or idea. Brand stickers may be attached to products to identify those products as coming from a certain company. They may also be used to describe characteristics of the products that would not be obvious from simple examination. A Label dispenser is often used as a convenient way to separate the sticky label from its liner or backing tape. They are frequently distributed as part of promotional, advertising, and political campaigns; for example, in many voting districts in the U.S., stickers indicating an individual has voted are given to each voter as they leave the polling place, largely as a reminder to others to vote. Other methods of underground forms of voting for your favorite graffiti artists' current productions are by an open form of appreciation such as clapping while passing such a sticker (a smile and a kind reminder to a fellow appreciator throughout the day is commonplace as well). Stickers placed on automobile bumpers, called bumper stickers, are often used by individuals as a way of demonstrating support for political or ideological causes. Identification of vehicle registration and last service details are two examples of stickers on the inside of most car windscreens. The term "window sticker" is generally used for vinyl labels which are stuck to the inside of a vehicle's window, as opposed to water-resistant stickers that are stuck to the outside of a vehicle but can be affixed to anything. Another common use for stickers is embellishing scrapbooking pages. With the advent of this very popular craft, every type of sticker imaginable can now be found: acrylic, 3D, cardstock, epoxy, fabric, flocked, sparkly, paper, puffy, vellum and so much more. While in the earlier days of scrapbooking stickers were sold mostly on 2"x6" sheets, now 6"x12" and even 12"x12" size sheets are very common. Ein Aufkleber ist üblicherweise ein Druckerzeugnis aus Papier oder Kunststoff, das auf einer Seite bedruckt, auf der anderen Seite mit einer Selbstklebefläche ausgestattet ist. In der üblichen Form erfreuen sich Aufkleber besonderer Beliebtheit bei Kindern. Aufkleber können auch plakative Werbemittel sein. Oft sind Label in Form eines Etiketts als Aufkleber ausgestaltet. Im Gegensatz zur Gummierung muss die Klebefläche nicht befeuchtet werden. Aufkleber existieren in sehr unterschiedlichen Formen. Der Begriff Sticker (von englisch sticker = Aufkleber) bezeichnet einen kleinen Aufkleber, auf den Symbole und/oder Motive gemalt, gezeichnet oder gedruckt werden. Von Zeit zu Zeit sind unter Kindern Stickeralben, also Sammelalben für Sticker analog zu den Poesiealben sehr beliebt. In der Streetartszene wird Sticker auch als Variante des Graffiti angesehen, bei der statt mit der Sprühflasche mit Aufklebern gearbeitet wird. Diese werden möglichst in der ganzen Stadt verklebt, an möglichst auffälligen Orten. Teilweise werden sogar großformatige Plakate geklebt, siehe Stickerkunst. Una pegatina (a menudo también denominada adhesivo, calcomanía o sticker, del inglés to stick, pegar) es un soporte de texto o imagenes impresas o serigrafiadas sobre una lámina de vinilo o papel en cuya parte posterior se ha dispuesto de una fina capa de adhesivo. En un principio, esta lámina, va pegada sobre un papel siliconado o transfer con el fin de mantener la capacidad de adhesión hasta el momento en que se decida fijar esta lámina sobre otra superficie de forma definitiva. En algunas pegatinas no se utiliza capa adhesiva y son para su colocación sobre superficies muy lisas, como el cristal o la cerámica, la fijación se realiza por efecto electroestático. Sticker Art Sticker art (también conocido como etiqueta de bombardeo, bofetada de marcado, etiquetado y etiqueta) es una forma de arte callejero en el que una imagen o mensaje que aparece públicamente es usando etiquetas adhesivas. Estas pegatinas pueden promover un programa político, un comentario o cuestión política, comprende una campaña de arte vanguardista. El Sticker arte se considera una subcategoría de arte postmoderno. Además, el uso de auto-adhesivo antes de la etiqueta de hojas perforadas etiqueta artistas pueden fácilmente de diseño e impresión miles de pegatinas a bajo costo usando sólo una impresora conectada a un ordenador personal. 8 Mots clés internationaux et orthographe differente : grapphik, graffik, grafik, graffique, designe, graphique, graphik, designer, dessin, graffikdesign, grafikdesign, graphiquedesign, dezign art deco, stick my home, Décorez vos vitres, customiser vos objets high tech Collection de stickers muraux décoratifs haut de gamme, adhésifs décoratifs, autocollants